Déclarations Fiscales 2025 : L’Urgence du 2 Mars pour une Conformité Sans Faille
Le compte à rebours est lancé ! La Direction Générale des Impôts (DGI) sonne l’alerte : le 2 mars 2026 approche à grands pas, marquant la date butoir pour le dépôt de multiples déclarations fiscales annuelles relatives à l’exercice 2025. Un appel pressant est lancé à toutes les catégories de contribuables concernées pour qu’elles honorent leurs obligations par voie électronique, via les plateformes conviviales des téléservices « SIMPL-IR ». Une démarche essentielle pour éviter les désagréments de dernière minute et garantir une conformité fiscale irréprochable.
Qui est concerné par cette échéance cruciale ?
Cette date fatidique du 2 mars ne concerne pas tout le monde, mais une liste bien définie de profils fiscaux. La DGI, dans ses récentes communications, souligne l’importance pour les catégories suivantes de ne pas manquer le coche :
Les bénéficiaires de pensions de retraite issues de sources étrangères.
Les salariés percevant des revenus de deux employeurs ou plus, relevant de la catégorie des Revenus salariaux et assimilés.
Les exploitants agricoles jouissant d’une exonération permanente de l’Impôt sur le Revenu (IR) pour leurs activités agricoles, à condition que leur chiffre d’affaires annuel reste inférieur à 5 millions de dirhams.
Les employeurs du secteur privé et les entités morales de droit public établies au Maroc et soumises au régime fiscal de droit commun.
- Les établissements de crédit, les organismes assimilés, ainsi que toute personne impliquée dans le versement de gains provenant de jeux de hasard en ligne de source étrangère.
- Les propriétaires et/ou usufruitiers de biens immobiliers générant des revenus fonciers assujettis à l’IR.
Zoom sur les spécificités fiscales
Pensions de retraite étrangères : Abattements et incitations
Pour les retraités ayant élu domicile fiscal au Maroc et percevant des pensions de source étrangère, la DGI rappelle des dispositions avantageuses. Un abattement forfaitaire de 70% est appliqué sur le revenu net imposable si le montant brut annuel total des pensions n’excède pas 168.000 dirhams. Au-delà de ce seuil, un abattement de 40% s’applique sur le surplus. Mieux encore, une réduction de 80% de l’impôt dû est accordée sur les pensions dont les sommes sont transférées de manière définitive en dirhams non convertibles. Cette mesure incitative requiert la présentation d’attestations spécifiques : une preuve de versement des pensions de la part du débirentier et une attestation bancaire justifiant le transfert définitif en dirhams non convertibles.
Gains de jeux de hasard en ligne : Une retenue à la source de 30%
Dans un souci de traçabilité et de juste imposition, la DGI insiste sur la retenue à la source de 30% applicable aux gains de jeux de hasard par internet de source étrangère. Les établissements de crédit et autres entités concernées sont tenus d’opérer cette retenue et de reverser les montants collectés à l’administration fiscale par voie électronique, avant la fin du mois suivant celui de l’opération. Un modèle administratif précis doit être suivi pour cette démarche.
Revenus fonciers : Déclaration obligatoire, même pour les petits montants
Même les modestes revenus fonciers ne sont pas exemptés de l’œil vigilant de la DGI. L’obligation de déclaration s’étend désormais aux contribuables dont le montant annuel encaissé n’excède pas 40.000 dirhams. Pour ceux soumis à la retenue à la source à des taux non libératoires (10% ou 15%), la souscription de la déclaration annuelle du revenu global est impérative. Ils devront y imputer l’impôt déjà prélevé et, le cas échéant, verser le complément d’IR calculé selon le barème progressif. Seule exception : les contribuables ayant opté pour l’imposition de leurs revenus fonciers au taux libératoire de 20% sont dispensés de cette déclaration annuelle.
La DGI innove et rassure : Retenue à la source et immobilier
En marge de ces rappels cruciaux, la DGI a récemment abordé, face à la CGEM, la généralisation progressive de la retenue à la source. Loin d’être perçue comme un nouvel impôt, cette mesure est présentée par le Directeur général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni, comme un puissant outil de prévention de la fraude. Cependant, l’élargissement de ce dispositif suscite des préoccupations légitimes au sein des entreprises, notamment le risque de « trop-versé » et la nécessité d’un remboursement plus fluide et automatique, en particulier pour la TVA.
Dans un registre d’innovation, la DGI a également levé le voile sur un partenariat stratégique avec la start-up Yakeey. L’objectif ? Produire des « comparables » de prix dans le secteur immobilier, visant à encadrer et à objectiver le pouvoir d’appréciation de l’administration concernant la taxe sur les profits fonciers. Une initiative qui promet plus de transparence et d’équité.
Alors que la date limite approche, la DGI réaffirme son engagement à faciliter les démarches des contribuables tout en renforçant la transparence et l’équité fiscale. Il est impératif pour chacun de vérifier sa situation et d’agir sans tarder pour éviter toute pénalité. Le 2 mars 2026 n’est pas seulement une date, c’est un rendez-vous avec la conformité fiscale.
Pour plus de détails, visitez notre site.
Source: Lien externe









Laisser un commentaire