Macron au Salon de l'Agriculture
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Macron au Salon de l’Agriculture : L’Égérie Fantôme et le Silence des Étables

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Macron au Salon de l’Agriculture : L’Égérie Fantôme et le Silence des Étables

Paris, Porte de Versailles. Ce samedi 21 février, le Parc des expositions vibre d’une étrange mélancolie. Pour sa 62e édition, le Salon international de l’agriculture, grand-messe annuelle de la ruralité française, s’est ouvert sous un voile de paradoxes. Emmanuel Macron, entamant son huitième vernissage présidentiel, a foulé des allées singulièrement silencieuses, loin de la cacophonie habituelle des bêtes à cornes. Une absence qui en dit long sur les tensions latentes et les défis colossaux qui pèsent sur le monde agricole.

Un président sous cloche, face à une crise invisible

Dès 8h30, le chef de l’État, sous haute surveillance policière, a fait son entrée. Non pas pour saluer une vache de chair et d’os, mais pour se recueillir devant Biguine, l’égérie de la race Brahman originaire de Martinique, réduite à l’état d’hologramme. Symbole saisissant d’une édition marquée par l’absence des bovins, victimes d’une crise sanitaire majeure : la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Habituellement cœur battant du Salon, l’espace dédié aux vaches et aux bœufs, où la cohue des visiteurs se mêle aux meuglements et aux effluves caractéristiques, est resté désespérément vide. Les éleveurs, craignant une propagation de la maladie, ont préféré ne pas exposer leurs animaux, laissant un vide palpable et une atmosphère « tristounette », comme l’a déploré Stéphane Travert (Ensemble pour la République), président de la commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale, regrettant l’absence de « l’odeur de la vache et des bruits ».

Entre colère syndicale et optimisme présidentiel

Malgré l’injonction présidentielle de maintenir la présence bovine pour préserver le caractère emblématique de l’événement, les organisateurs n’ont pu que constater l’ampleur de la crise. Pourtant, Emmanuel Macron a tenté d’afficher un optimisme mesuré face à cette épreuve. « On peut se féliciter d’être en train de gagner le combat durablement contre la dermatose. Depuis le début de l’année, on n’a plus de cas de DNC », a-t-il déclaré, cherchant à rassurer un secteur déjà ébranlé par des tirs croisés de syndicats agricoles, dont la colère est palpable et relayée par l’exécutif lui-même, attendu au tournant sur des dossiers brûlants.

La suite de cet article, explorant les coulisses de cette visite présidentielle atypique et les enjeux profonds de la crise agricole, est exclusivement réservée à nos abonnés.


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