Un avion de chasse furtif Sukhoi Su-57 avec un camouflage 'Belaya Akula' (requin blanc) survolant un paysage désertique, symbolisant la présence potentielle en Algérie et les implications géopolitiques.
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L’Algérie et le mystère du Su-57 : l’analyse OSINT qui secoue la Méditerranée

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L’Algérie, nouvelle puissance aérienne ? Le Su-57 russe, un fantôme furtif qui redessine la carte méditerranéenne

La Méditerranée, berceau de civilisations et carrefour stratégique, est de nouveau le théâtre de spéculations intenses, cette fois-ci autour d’une possible acquisition militaire qui pourrait bouleverser l’équilibre des forces. Au cœur de cette tempête médiatique et géopolitique : l’Algérie et le redoutable chasseur furtif russe, le Soukhoï Su-57.

Un analyste espagnol de renom, Yago Rodríguez, expert en questions stratégiques et militaires, a jeté un pavé dans la mare. Connu pour sa chaîne YouTube « Cosas Militares » et sa plateforme « The Political Room », il a récemment publié une vidéo qui, selon ses dires, ne laisserait « aucune place au doute » : l’Algérie disposerait bel et bien de ces avions de chasse de cinquième génération.

Un écho persistant : des rumeurs aux menaces de sanctions

L’hypothèse d’une présence de Su-57 en Algérie n’est pas nouvelle. Dès octobre 2025, Médias24 avait relayé des informations issues d’une fuite attribuée au groupe russe KRET, évoquant l’acquisition par un client étranger – fortement suspecté d’être l’Algérie – d’une douzaine de ces appareils furtifs. La rumeur avait pris une telle ampleur qu’elle avait même atteint les couloirs du Congrès américain. En février 2026, Robert Palladino, directeur par intérim du Bureau des affaires du Proche-Orient au département d’État, interpellé par une sénatrice, avait brandi la menace de « sanctions » contre Alger, qualifiant ces informations de « préoccupantes ».

L’enquête OSINT de Yago Rodríguez : une convergence d’indices

Mais qu’est-ce qui permet à Yago Rodríguez d’être si affirmatif là où d’autres restaient prudents ? Son raisonnement s’appuie sur une analyse minutieuse de sources ouvertes (OSINT), croisant des éléments visuels, sonores et des données satellitaires.

Le « sifflement » et le « Belaya Akula » : une vidéo TikTok sous la loupe

Le point de départ de son investigation est une courte séquence vidéo, devenue virale après sa publication le 5 février 2026 par un compte TikTok algérien, « doz Kbran ». Cette vidéo, déjà scrutée par la communauté OSINT et localisée à Aïn Beïda, près de la base aérienne d’Oum El Bouaghi, révèle deux détails cruciaux pour l’expert espagnol :

  • Le sifflement caractéristique du moteur du Soukhoï Su-57.
  • Un schéma de camouflage très particulier, surnommé officieusement « Belaya Akula » (le requin blanc) par les aficionados d’aéronautique militaire.

Yago Rodríguez insiste sur la distinction : bien que la bande bleue puisse évoquer un Su-35 Flanker, les bordures blanches distinctives autour de l’appareil ne laissent, selon lui, aucun doute sur l’identité du Su-57.

Aïn Oussera : des hangars climatisés pour des géants furtifs ?

L’analyse ne s’arrête pas là. Rodríguez a étendu ses recherches à la base aérienne d’Aïn Oussera, dans la wilaya de Djelfa, où étaient stationnés les MiG-25 algériens, des avions de fabrication russe des années 80 que les Su-57 seraient destinés à remplacer. Le climat particulièrement chaud de cette région pose un défi technique majeur pour les Su-57, dont l’électronique complexe et le revêtement furtif sont très sensibles aux variations de température. Contrairement aux MiG-25, ces appareils modernes exigent des hangars climatisés pour leur maintenance et leur protection.

En comparant des images satellitaires de 2021 et 2025, l’analyste a constaté une transformation significative à Aïn Oussera : la base, qui ne comptait qu’une seule zone de hangars fortifiés, en possède désormais une seconde, abritant treize nouvelles structures. Ce nombre correspond étonnamment à la douzaine de Su-57 que l’Algérie serait censée acquérir. Plus révélateur encore, ces hangars sont équipés de tranchées pour des conduites d’eau et de deux réseaux de tuyauteries, suggérant des systèmes de climatisation et anti-incendie.

Les images thermiques, produites par Yago Rodríguez, renforcent cette observation. Avant la construction des nouveaux hangars, la zone affichait une chaleur uniforme. Après, un refroidissement global est visible, avec des points de chaleur localisés précisément au niveau de chaque hangar. « Il est difficile d’affirmer si ces signatures thermiques proviennent de systèmes de climatisation ou de générateurs électriques, mais l’ensemble indique clairement la présence de hangars climatisés, probablement destinés au Su-57 », conclut-il.

Un « indice à forte probabilité », mais pas une confirmation absolue

Si ces indices s’avèrent exacts, l’arrivée des Su-57 en Algérie aurait des répercussions stratégiques majeures. Équipés de missiles R-37M, ces chasseurs furtifs conféreraient à l’Algérie un avantage technologique certain, notamment face aux Eurofighter espagnols, et redéfiniraient la donne dans l’ouest du pourtour méditerranéen.

Cependant, Yago Rodríguez lui-même tempère ses conclusions. Contacté par Médias24, il a souligné la nécessité de la prudence : « Je n’ai pas de photo montrant des Su-57 algériens à Aïn Oussera : on est donc sur un indice à forte probabilité, pas sur une confirmation ». Il insiste néanmoins sur la « multiplicité des coïncidences » qui, selon lui, rend cette hypothèse extrêmement plausible. Le mystère du Su-57 algérien continue d’enflammer les esprits et de tenir en haleine les observateurs de la géopolitique régionale.


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