Le Palais de Justice de Dakar, symbole de la justice sénégalaise, face aux enjeux législatifs sur l'homosexualité.
Politique

Sénégal : Vers un durcissement controversé des peines pour l’homosexualité

Partager
Partager
Pinterest Hidden

Le Sénégal face à un tournant législatif : Vers un durcissement des peines pour l’homosexualité

Dakar, Sénégal – Le pays de la Teranga se trouve à la croisée des chemins. Le gouvernement sénégalais s’apprête à soumettre un projet de loi controversé aux députés, visant à intensifier les sanctions pénales à l’encontre des relations homosexuelles. Cette initiative, révélée ce 19 février 2026 par Jeune Afrique, intervient dans un climat social tendu, marqué par des débats houleux et des amalgames préoccupants.

Un contexte de tensions et d’amalgames

L’actualité récente a mis en lumière deux affaires distinctes qui secouent profondément la société sénégalaise. D’une part, des accusations d’homosexualité ont défrayé la chronique, entraînant une vague d’arrestations. D’autre part, des faits présumés de pédocriminalité ont également choqué l’opinion publique. Cette conjonction d’événements a malheureusement créé un terreau fertile pour les confusions et les raccourcis, poussant les autorités à envisager une réponse législative plus ferme.

Le projet de loi : une répression accrue

Le cœur de cette réforme législative réside dans la modification de l’article 319 du Code pénal. Actuellement, cet article sanctionne les actes dits « contre nature avec un individu de son sexe » d’une peine d’emprisonnement allant d’un à cinq ans. Le projet de loi gouvernemental, examiné et adopté en Conseil des Ministres le 18 février, vise à « durcir » ces peines, signalant une volonté de renforcer la répression de l’homosexualité dans le pays.

Quelles implications pour les droits humains ?

Si le gouvernement justifie cette démarche par la nécessité de répondre aux préoccupations morales et sociales, cette proposition ne manquera pas de susciter de vives réactions, tant au niveau national qu’international. Les organisations de défense des droits humains ont déjà exprimé leur inquiétude face à une législation qui pourrait davantage criminaliser une partie de la population et porter atteinte aux libertés individuelles. Le débat parlementaire s’annonce donc crucial et déterminant pour l’avenir des droits des personnes LGBTQI+ au Sénégal.


Pour plus de détails, visitez notre site.

Source: Lien externe

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *