Un verdict retentissant : Naps derrière les barreaux pour sept ans
Le monde du rap français est secoué par une décision de justice lourde de sens. Nabil Boukhobza, plus connu sous son nom de scène Naps, l’artiste marseillais à l’origine du tube planétaire « La Kiffance », a été condamné ce jeudi à sept ans de réclusion criminelle pour viol par la cour criminelle de Paris. Une peine assortie d’un mandat de dépôt immédiat, les juges ayant souligné un « risque de fuite à l’étranger ».
L’annonce du verdict a laissé le rappeur sans réaction apparente, un silence lourd planant dans la salle d’audience. Après un long et poignant échange avec son épouse, Naps a été escorté hors du tribunal par les forces de l’ordre, direction la prison. Ses avocats ont d’ores et déjà formulé une demande pour qu’il soit incarcéré au quartier des personnes vulnérables de la prison de la Santé, à Paris, anticipant les défis d’une détention pour une personnalité publique.
Au cœur de l’affaire : Le récit d’une nuit fatale
La rencontre et la descente aux enfers
Les faits remontent au petit matin du 1er octobre 2021, à Paris. Naps était accusé par une jeune femme, que nous nommerons Fanny (prénom d’emprunt pour préserver son anonymat), de l’avoir violée. Leur rencontre avait eu lieu quelques heures plus tôt, dans l’ambiance électrique d’une boîte de nuit parisienne. La soirée s’est prolongée dans la chambre d’hôtel de l’artiste, où Fanny s’était rendue en compagnie de deux amies, Céline et Léa, dont les témoignages ont été cruciaux.
Le viol et la dénégation de l’accusé
Dans une atmosphère décrite comme confuse, mêlant la fatigue, les effets de l’alcool et l’inhalation de protoxyde d’azote, Fanny s’est retrouvée vulnérable. C’est durant son sommeil qu’elle a subi une pénétration imposée par le rappeur, sous les yeux de ses amies, dont l’état de conscience variait au fil des moments. Face à ces accusations, Naps a toujours clamé son innocence, affirmant que Fanny était éveillée et consentante. Cependant, la cour a retenu une vision bien différente, les juges estimant que le rappeur était animé par la conviction qu’« une jeune femme ne peut que consentir à un rapport sexuel avec lui ».
À l’énoncé de la décision, Fanny, âgée de 24 ans, n’a pu retenir ses larmes, s’effondrant dans les bras de son avocat, Maître Jean-Baptiste Boué-Diacquenod. Ce verdict marque une étape significative dans la lutte contre les violences sexuelles et rappelle l’importance du consentement.
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