Sahara Marocain : L’Aube d’une Nouvelle Ère de Paix au Maghreb ?
Le dossier du Sahara Marocain, serpent de mer diplomatique depuis plus d’un demi-siècle, semble enfin s’acheminer vers une résolution. La récente rencontre de Madrid, tenue les 8 et 9 février, n’est pas fortuite ; elle résonne comme un écho historique à l’accord de 1975 qui scellait le retrait de l’Espagne, puissance administrante. Un demi-siècle de tergiversations, de tensions et d’opportunités manquées pour une intégration maghrébine harmonieuse pourrait bien toucher à sa fin, ouvrant la voie à une ère de fraternité et de développement régional.
Madrid 2026 : Le Cadre d’une Solution Définitive
Sous l’égide des États-Unis, qui ont endossé un rôle de facilitateur essentiel, cette rencontre capitale a rassemblé toutes les parties prenantes : le Maroc, l’Algérie, le Front Front Séparatiste et la Mauritanie. L’objectif était clair et ambitieux : s’accorder sur « une solution politique définitive et mutuellement acceptable », en parfaite conformité avec la résolution 2797 du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée le 31 octobre 2025. L’« Initiative » marocaine de 2007, proposant un statut d’autonomie pour la région, a servi de socle, enrichie de propositions concrètes et détaillées, propulsant ce « dossier poussiéreux » dans une phase technique et pratique décisive.
Une Feuille de Route pour la Paix
La prochaine étape verra la constitution d’un « comité technique » composé d’experts juridiques. Leur mission : définir les « modalités concrètes d’application » de cette solution, jetant les bases d’une feuille de route ambitieuse, que l’on pourrait d’ores et déjà intituler « Madrid 2026 ». Cette appellation honorerait le rôle pivot des États-Unis et de l’Espagne dans ce processus. L’adoption de cette feuille de route est prévue pour mai prochain, et les mois suivants seront dédiés à l’élaboration d’une mouture finale, soumise à l’approbation du Conseil de Sécurité de l’ONU en novembre. Une échéance qui, si elle est respectée, marquera la fin d’une parenthèse historique de plus de cinquante ans et le début d’un nouvel avenir régional, libéré des séquelles du passé.
L’Initiative Marocaine : Pragmatisme et Autodétermination
Le conflit du Sahara Marocain s’est développé dans le contexte complexe de la Guerre Froide des années 1970, où le patriotisme marocain fut parfois, à tort, interprété comme du chauvinisme. Des erreurs ont été commises, notamment après l’indépendance partielle du Maroc en 1955, avec des épisodes douloureux comme l’« Opération Écouvillon ». Mais le Maroc a su évoluer. En 2007, il a présenté une « Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara », une proposition audacieuse et constructive, ancrée dans la souveraineté du Royaume, son intégrité territoriale et son unité nationale. Cette démarche, empreinte de sagesse, de compromis et de pragmatisme, visait à dépasser les clivages.
Le Développement au Service des Populations
Sans attendre une réponse formelle, le Maroc a concrètement démontré son engagement en lançant un développement prioritaire des régions du Sud. Par des investissements massifs et des projets structurants, il a prouvé que les richesses de ces territoires sont avant tout destinées à leurs populations, incarnant ainsi le principe d’autodétermination des peuples par des actes tangibles. Il ne reste plus qu’à formaliser politiquement cette réalité patiemment édifiée.
Le point 3 de l’« Initiative » est sans équivoque : « Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’édification d’une société démocratique et moderne, fondée sur l’État de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social. Comme telle, elle apporte la promesse d’un avenir meilleur pour les populations de la région, met fin à la séparation et à l’exil, et favorise la réconciliation. »
Le point 5 renchérit, stipulant que « les populations du Sahara géreront elles-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire, dotés de compétences exclusives. Elles disposeront des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines et participeront, de manière active, à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume. »
Enfin, le point 6 précise que « l’État conservera ses compétences dans les domaines régaliens, en particulier la défense, les relations extérieures et les attributions constitutionnelles et religieuses du Souverain. » Ce processus s’inscrit d’ailleurs dans le cadre plus large de la « Régionalisation avancée » du Maroc, avec des spécificités adaptées aux régions du Sud.
Une Reconnaissance Internationale pour la Stabilité Régionale
Grâce à un travail diplomatique de fond, le Maroc a su rallier une grande partie de la communauté internationale à la justesse de sa cause et au réalisme de son plan de paix. Fin octobre 2025, près de cinquante ans après l’accord de Madrid, le Conseil de Sécurité de l’ONU a officiellement reconnu l’Initiative marocaine comme une solution « réaliste et possible » pour clore un différend artificiel et une situation conflictuelle dont le coût humain et économique a été exorbitant pour l’ensemble des peuples de la région.
Dans un contexte mondial marqué par de multiples foyers de tension – de la Libye fragilisée au Soudan déchiré par la guerre civile, sans oublier les tragédies en Ukraine et en Palestine –, la proposition marocaine est un modèle à encourager. La résolution définitive et irréversible du conflit du Sahara Marocain ne se contenterait pas d’instaurer une paix durable en Afrique du Nord et au Sud de la Méditerranée ; elle redonnerait également un élan vital à la coopération régionale, essentielle pour relever les défis communs et bâtir un avenir prospère pour tous.
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