Libéralisation du capital des pharmacies
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Libéralisation du capital des pharmacies : le débat prend de l'ampleur, les avis divergent

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Pharmacies au Maroc : La libéralisation du capital, un bras de fer aux enjeux multiples

Le monde de la pharmacie marocaine est en pleine effervescence. Ce qui n’était qu’un murmure dans les couloirs feutrés des instances professionnelles éclate désormais au grand jour : la question de l’ouverture du capital des officines agite les esprits et divise les rangs. Un débat tendu, dont les ramifications pourraient redéfinir l’accès aux soins et la structure économique d’un secteur vital.

Genèse d’une controverse : Quand le Conseil de la Concurrence s’en mêle

Il y a tout juste un mois, une rencontre stratégique entre les acteurs du secteur pharmaceutique et le Conseil de la Concurrence a servi de catalyseur, propulsant cette problématique complexe sur la scène publique. Loin d’un consensus immédiat, les discussions ont révélé des divergences profondes, chacun défendant des intérêts légitimes mais parfois antagonistes. L’image d’une balance, où chaque plateau pèse des arguments solides, illustre parfaitement la situation actuelle.

Les questions qui fracturent la profession

Au cœur de cette controverse, deux interrogations majeures cristallisent les tensions :

  • Faut-il assouplir la réglementation actuelle pour permettre à des capitaux extérieurs à la profession d’entrer dans le jeu des officines ?
  • Peut-on réellement envisager un avenir où des investisseurs non pharmaciens détiendraient des parts, voire la majorité, du capital des pharmacies ?

Ces questions ne sont pas anodines. Elles touchent à l’essence même de la profession, à son indépendance, à la qualité des services offerts aux citoyens, mais aussi à la viabilité économique de nombreuses petites et moyennes structures. Les arguments des partisans de la libéralisation mettent souvent en avant la nécessité d’injecter des capitaux frais pour moderniser le secteur, stimuler l’innovation et potentiellement réduire les prix pour le consommateur. À l’inverse, les opposants craignent une « financiarisation » de la santé, une perte de l’éthique professionnelle au profit de la rentabilité, et une concentration du marché au détriment des pharmaciens indépendants.

Un avenir incertain pour les officines marocaines

Ce débat, loin d’être clos, promet des échanges passionnés et des arbitrages délicats. Les décisions qui en découleront façonneront sans nul doute le paysage pharmaceutique de demain, avec des implications majeures pour les professionnels, les patients et l’ensemble du système de santé marocain. L’enjeu est de taille : trouver un équilibre entre dynamisme économique et préservation d’un service de santé de proximité et de qualité.

Par Kenza Khatla, le 15 février 2026 à 15h35. Modifié le 15 février 2026 à 18h06.


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