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Le Ghana va déposer une résolution à l’ONU pour désigner la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l’humanité »

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Le Ghana en croisade à l’ONU : Vers la reconnaissance d’un « crime le plus grave contre l’humanité »

Accra, le 15 février 2026 – Le Ghana s’apprête à marquer l’histoire diplomatique mondiale. Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a annoncé ce dimanche une initiative audacieuse : son pays déposera en mars une résolution devant l’Assemblée générale des Nations Unies, visant à qualifier la traite des esclaves africains de « crime le plus grave contre l’humanité ». Une démarche qui, selon le chef d’État, transcende la simple quête de compensation financière pour s’inscrire dans une impérieuse nécessité de « rétablir la vérité historique ».

Un appel retentissant depuis Addis-Abeba

C’est depuis la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, à la clôture du sommet annuel de l’Union Africaine (UA), que le président Mahama a formulé cette déclaration percutante. « Cette résolution aux Nations unies n’est que la première étape. Nous pensons qu’avec les consultations que nous avons menées et l’appui de l’Union africaine (UA), la vérité sera enfin reconnue : la traite transatlantique des esclaves a été la plus grande injustice et le plus grand crime contre l’humanité », a-t-il affirmé, soulignant l’ampleur et la portée de cette initiative panafricaine.

L’écho d’un passé douloureux et systémique

La résolution proposée, intitulée « Déclaration sur la traite des Africains réduits en esclavage et l’asservissement racialisé des Africains, qualifiés de crime le plus grave contre l’humanité », résonne avec la mémoire collective du continent. Le Ghana, première nation d’Afrique subsaharienne à avoir accédé à l’indépendance en 1957, porte en son sein les cicatrices de cette période sombre. Son prédécesseur, Nana Akufo-Addo, avait déjà en novembre 2023 lancé un appel vibrant à un front commun pour obtenir des réparations, non seulement pour l’esclavage transatlantique, mais aussi pour les préjudices infligés durant l’ère coloniale.

L’esclavage transatlantique, une entreprise macabre, a orchestré le déracinement et le commerce forcé de 15 à 20 millions d’Africains, arrachés à leurs terres d’Afrique de l’Ouest et centrale pour être asservis dans les Amériques et les Caraïbes, comme le rappelle l’UNESCO. Une tragédie humaine dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui.

Au-delà de l’argent : la quête de la vérité et de la dignité

Pour John Dramani Mahama, qui a précisé agir en concertation avec les nations de la Caricom (Communauté caribéenne), l’objectif premier n’est pas uniquement une compensation financière. Il s’agit avant tout de « rétablir la vérité historique » et d’obtenir une reconnaissance universelle de l’atrocité commise. « Pour l’instant, notre objectif est de soumettre la résolution à l’Assemblée, de laisser le monde reconnaître que cela s’est produit et qu’il n’y a pas eu, dans l’histoire récente ou dans l’histoire du monde, d’injustice plus grave contre l’humanité que la traite des esclaves », a-t-il martelé. L’adoption de cette résolution, loin d’effacer l’histoire, la gravera dans la conscience collective mondiale, offrant une étape cruciale vers la justice mémorielle et la dignité retrouvée.


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