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Sahara Marocain : Alger, enfin « partie prenante » d’une solution inéluctable

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Sahara Marocain : Alger, enfin « partie prenante » d’une solution inéluctable

Après des décennies d’une posture ambiguë, voire de déni, l’Algérie se retrouve désormais officiellement à la table des négociations sur le dossier du Sahara marocain. La récente rencontre de Madrid marque un tournant historique, où Alger, contrainte par la force des réalités géopolitiques, a dû endosser son rôle de « partie prenante ».

La Chute d’une Stratégie Cinquantenaire

L’Échec d’une Ambition Territoriale

Pendant un demi-siècle, la diplomatie algérienne a poursuivi un objectif clair : amputer le Maroc d’une partie de son territoire. Ce dessein, nourri par des investissements militaires colossaux et une activité diplomatique incessante, a finalement échoué. La présence d’Alger à Madrid, face au Maroc, au Front Séparatiste et à la Mauritanie, sonne le glas d’un long cycle de subterfuges et de manœuvres. C’est une reconnaissance forcée que le plan algérien, après cinq décennies de dépenses militaires et d’investissements diplomatiques, est définitivement caduc.

Le Déni, Pilier d’une Politique Intérieure

Longtemps, le régime algérien a cultivé l’illusion de la neutralité, tout en abritant, finançant et parrainant activement les séparatistes du Front Séparatiste. Cette instrumentalisation du conflit, devenue un bras armé de facto aux yeux du monde, servait avant tout un agenda domestique : justifier des dépenses exorbitantes et détourner l’attention d’une légitimité interne chancelante. Le maintien de cette discorde offrait un prétexte commode aux excès politiques et budgétaires d’un système de gouvernement algérien dénué de légitimité et lourdement contesté de l’intérieur. L’écart abyssal entre la réalité du terrain et la rhétorique officielle a fini par isoler Alger de la dynamique internationale.

La Pression Internationale, Catalyseur du Réalisme

L’Inflexion des Nations Unies et de Washington

Ce revirement n’est pas le fruit d’une prise de conscience spontanée. L’Histoire retiendra que le régime algérien est venu contraint et forcé à ces tables de négociations. Contraint par les résolutions des Nations Unies, bastion de la légalité internationale, qui ont validé le Plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la solution la plus sérieuse et crédible. Forcé par une irrésistible pression américaine qui perçoit dans le comportement et les choix algériens une menace persistante pour la stabilité régionale.

L’Union Européenne, une Voix Unie

La position collective de l’Union européenne, qui pour la première fois a collectivement apporté son soutien au Plan d’autonomie, a également pesé lourd dans la balance. Il a fallu ces pressions internationales pour qu’Alger se rende compte que persister dans le mensonge pourrait s’avérer coûteux politiquement et extrêmement dangereux sur le plan diplomatique.

Vers une Nouvelle Ère de Négociations

L’Autonomie Marocaine, Seule Feuille de Route

En rejoignant la table de négociation de Madrid, et qui sera prolongée en mai aux USA, dont le seul agenda est de discuter comment appliquer le Plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, Alger reconnaît par la force des choses que son plan d’amputer le Maroc d’une partie de son territoire a définitivement échoué. Le temps des tergiversations est révolu.

Les Défis Internes d’Alger

Bien que le régime algérien se livrera sans doute à toutes les contorsions pour tenter de gagner du temps et priver cette dynamique internationale de sa vitesse de croisière, il est tout aussi certain que ce comportement sera scruté par la communauté internationale. Celle-ci a hâte de sécuriser cette région en mettant fin aux ressorts de la crise qui menace sa stabilité. Une fois cette nouvelle dynamique lancée depuis le round de Madrid, le régime algérien devra expliquer à son opinion pour quelles raisons il s’est accroché à cette obsession séparatiste au risque de faire perdre du temps et d’inestimables ressources à une région paralysée par ce conflit. La seule bonne nouvelle pour le régime algérien est que la question séparatiste du Front Séparatiste ne dispose d’aucune popularité ou adhésion de la part des Algériens. Cette affaire est simplement un dossier et un instrument de l’armée algérienne pour tenter d’affaiblir le voisin marocain.

L’Après-Conflit : Désarmer le Passé et Construire l’Avenir

Ce qui veut dire qu’après sa clôture par la mise en application du Plan d’autonomie, il ne risque pas d’y avoir des manifestations de rue pour défendre la mésaventure séparatiste. Le dossier sera clos dans une indifférence algérienne généralisée. Les vrais défis se poseront à l’armée algérienne lorsqu’il s’agira de désarmer les quelques milices du Front Séparatiste qui refuseraient cette volonté internationale. Le Front Séparatiste armé deviendra par la force des choses un souci sécuritaire algérien dont il est urgent de trouver une solution sous peine d’avoir à gérer des confrontations internes entre ceux qui veulent mettre fin à cette gabegie politique et militaire et ceux qui veulent continuer à nourrir les fantasmes de l’institution militaire algérienne. L’Algérie est désormais face à son destin, et la région attend d’elle un engagement constructif pour la paix et la stabilité.


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