Un paquet de pâtes et un paquet de riz sans date de péremption, symbolisant la lutte contre le gaspillage alimentaire.
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Gaspillage alimentaire : Vers la fin des dates de durabilité minimale sur les pâtes et le riz ?

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La Révolution Silencieuse des Rayons : Vers la Fin des Dates sur les Pâtes et le Riz ?

Une proposition audacieuse pourrait bien transformer nos habitudes de consommation et, surtout, infliger un coup de grâce au gaspillage alimentaire. Les « États généraux du gaspillage alimentaire », orchestrés par le député Guillaume Garot et dont les conclusions sont attendues en 2025, envisagent sérieusement de supprimer les dates de durabilité minimale (DDM) sur des produits secs emblématiques de nos garde-manger : les pâtes, le riz et les céréales. Une mesure de bon sens, selon ses promoteurs, qui promet de relancer le débat sur la pertinence de nos étiquetages.

Un fléau nommé « confusion »

Guillaume Garot, présentant ces travaux devant l’Assemblée nationale, a rappelé une évidence souvent ignorée : des denrées comme le sucre, le vinaigre ou le gros sel sont déjà exemptées de toute date. Pourquoi alors maintenir une DDM sur des produits comme les pâtes, dont la longévité est quasi-illimitée en l’absence d’humidité ? La réponse est simple : la confusion. Les consommateurs, trop souvent, amalgament la DDM – une indication de qualité optimale – avec la date de péremption (DLC), synonyme de risque sanitaire. Résultat : des tonnes d’aliments parfaitement consommables finissent à la poubelle, victimes d’une interprétation erronée.

Le Coût Caché du Gaspillage : Un Budget Conséquent pour les Ménages

L’impact de cette méprise est loin d’être anecdotique. Les estimations des États généraux sont éloquentes : chaque citoyen français jette en moyenne l’équivalent de 135 euros de nourriture par an. Une somme qui représente près de deux semaines de budget alimentaire pour de nombreux foyers. Une part significative de ce gâchis est directement attribuable à cette mauvaise lecture des étiquettes, en particulier pour les produits secs. Si leur qualité organoleptique peut légèrement s’altérer avec le temps, leur innocuité reste intacte bien au-delà de la DDM.

Un « Agenda 2030 » pour une Réglementation Européenne Évolutive

Ces propositions s’inscrivent dans un ambitieux « Agenda 2030 » et devraient se concrétiser par une initiative législative dès le printemps. L’objectif est clair : faire évoluer la réglementation européenne pour étendre la liste des produits dispensés de DDM. Une démarche qui rencontre un écho favorable auprès des acteurs de la grande distribution, conscients de l’absurdité de jeter des produits sans danger pour la santé. Leur soutien souligne la faisabilité et la pertinence de cette réforme.

Au-delà de l’Étiquette : Une Stratégie Globale Anti-Gaspillage

La suppression des dates sur les pâtes et le riz n’est qu’une facette d’une stratégie plus vaste. Les États généraux préconisent également un renforcement de l’éducation à l’alimentation, essentiel pour forger des réflexes de consommation plus avisés. Ils plaident aussi pour la mise en place d’incitations accrues au don des invendus, privilégiant la solidarité à la destruction. Enfin, le développement d’outils de sensibilisation à grande échelle est jugé indispensable pour ancrer durablement ces changements dans les mentalités. En somme, il s’agit d’une approche holistique visant à transformer en profondeur notre rapport à la nourriture et à réduire significativement notre empreinte écologique.

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