Le PDCI en quête de repères : l’ombre de Bédié plane sur le parti
Depuis le départ d’Henri Konan Bédié en 2023, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) navigue à vue, tel un navire sans boussole dans une mer agitée. L’héritage houphouëtiste, jadis socle inébranlable, semble désormais tiraillé entre des ambitions personnelles dévorantes et les rancœurs tenaces de ses figures historiques. Au cœur de cette fragmentation, une seule voix, un seul symbole, parvient encore à fédérer : Henriette Konan Bédié.
Maman Henriette : un phare dans la tempête politique
À 88 printemps, la veuve du « sphinx de Daoukro » incarne une autorité morale incontestée, un lien vivant avec l’âge d’or du parti. Tandis que le leadership de Tidjane Thiam, fraîchement élu, est mis à l’épreuve par des contestations internes, les cadres du PDCI affluent vers la résidence de « Maman Henriette ». Ce pèlerinage, à la fois affectif et stratégique, révèle la profondeur de la crise et l’espoir placé en cette figure tutélaire.
Entre dévotion et calcul politique : la quête de légitimité
Chaque visite, chaque accolade, chaque échange avec Henriette Konan Bédié est scruté. S’agit-il d’un simple hommage à la mémoire du président défunt, ou d’une manœuvre calculée pour obtenir une bénédiction politique indispensable ? L’image des députés-maires d’Abidjan, réunis autour d’elle le 21 janvier 2026, est éloquente. Elle symbolise cette recherche d’adoubement, un gage de légitimité dans un parti en pleine recomposition. Dans ce ballet incessant de personnalités, la sagesse et l’influence discrète de « Maman Henriette » se muent en un ultime rempart, capable d’arbitrer les querelles et de tracer une voie pour l’avenir du PDCI. Son rôle, plus que jamais, est celui d’une gardienne du temple, dont l’assentiment pourrait bien décider de l’équilibre des forces au sein du plus ancien parti de Côte d’Ivoire.
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