La ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah, prononçant un discours sur l'importance du co-financement pour le développement économique du Maroc.
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Le Maroc, fer de lance du co-financement pour un développement accéléré

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Le Co-financement: Une Impulsion Stratégique pour l’Investissement et le Développement

Casablanca, le 11 février 2026 – Dans un contexte économique mondial marqué par des défis persistants et des besoins croissants, le co-financement s’impose comme une pierre angulaire de la stratégie de développement. C’est le message fort délivré par Nadia Fettah, Ministre de l’Économie et des Finances, lors de l’ouverture du forum « La force du co-financement » à Casablanca. Pour la ministre, ce mécanisme transcende la simple option technique pour devenir un « choix politique » fondamental, privilégiant la coopération, l’impact tangible et la co-construction de projets d’envergure.

Le Maroc, Pionnier d’une Nouvelle Dynamique

Le Royaume chérifien, par la voix de sa ministre, a clairement positionné le co-financement comme un levier essentiel pour dynamiser les investissements, optimiser l’action publique et accélérer la concrétisation des chantiers prioritaires. Des secteurs vitaux tels que l’énergie, la mobilité, la protection sociale, l’emploi et la résilience sont au cœur de cette approche. Nadia Fettah n’a pas manqué de citer des exemples emblématiques de cette réussite, à l’instar du complexe solaire Noor Ouarzazate et du Hub de mobilité de Casablanca, véritables symboles de partenariats structurés et fructueux.

La vision marocaine ne s’arrête pas là. Elle appelle à une « mise à l’échelle » du co-financement, en l’intégrant dans une démarche systémique fondée sur des partenariats à la fois innovants et exigeants. Le Maroc se profile ainsi comme un partenaire résolument engagé, une plateforme régionale propice à l’émergence d’une dynamique de développement collectivement bâtie.

Le Fonds Mohammed VI: Catalyseur de l’Investissement Public et Privé

Nezha Hayat, Directrice Générale du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I), a mis en lumière le rôle pivot de son institution. Le FM6I opère sur deux fronts complémentaires: il intervient dans les partenariats publics-privés en apportant des fonds propres et en attirant des investisseurs privés, notamment dans les infrastructures, la logistique et l’énergie. Cette stratégie vise à accélérer la réalisation des projets tout en attirant des capitaux à long terme, conjuguant ainsi rentabilité financière et impact économique durable.

Parallèlement, le Fonds soutient activement le secteur privé via le capital-investissement, comblant un déficit crucial en fonds propres pour les entreprises. Une première sélection de 14 fonds, ciblant divers secteurs et tailles d’entreprises, a déjà permis de mobiliser une somme colossale de 20 milliards de dirhams. Ce montant équivaut à l’ensemble des investissements réalisés au Maroc par le private equity sur les deux dernières décennies, illustrant le potentiel transformateur du co-financement et des fonds propres pour l’économie nationale.

Une Vision Mondiale Partagée: L’Appel à la Coopération Multilatérale

La perspective internationale, portée par Anshula Kant, Directrice Financière du groupe de la Banque mondiale, corrobore cette urgence. Malgré des avancées notables, les besoins en financement des infrastructures dans les marchés émergents restent « considérables ». Face à cette réalité, Mme Kant a souligné qu’aucun gouvernement ni aucune institution ne peut, seule, répondre à ces défis. Une mobilisation élargie et des partenariats structurés sont donc impératifs.

Elle a insisté sur la nécessité d’une approche coordonnée, impliquant les autorités publiques, le secteur privé et les institutions de développement. L’objectif est de bâtir des programmes transformateurs, notamment dans l’énergie et l’agriculture, en collaboration avec d’autres banques multilatérales. Le co-financement est ainsi présenté comme un levier central pour accélérer la mise en œuvre de projets à fort impact, au service du développement.

L’AFD et le « Partenariat par Conception »

Rémy Rioux, Directeur Général de l’Agence française de développement (AFD), a enrichi le débat en expliquant que le co-financement s’inscrit au cœur d’une philosophie de « partenariat par conception », loin d’être une simple coïncidence. Cette orientation stratégique, adoptée par l’AFD dès 2015 dans le sillage des Objectifs de Développement Durable et de l’Accord de Paris, repose sur une conviction forte: un projet mené avec des partenaires est intrinsèquement plus pertinent et efficace qu’une initiative isolée.

Soulignant la relation privilégiée entre l’AFD et le Maroc, M. Rioux a rappelé que le Royaume est le « premier client » du groupe à l’échelle mondiale. La tenue de ce forum à Casablanca est, selon lui, à la fois légitime et hautement symbolique, renforçant la voix du Maroc dans le débat crucial sur la coopération internationale et le financement du développement, notamment via l’appui aux banques multilatérales et aux plateformes partenariales.

Vers une Action Collective pour la Prospérité Partagée

Organisé conjointement par le groupe de la Banque mondiale, le ministère de l’Économie et des Finances et le Groupe AFD, ce forum ambitionne de consolider les mécanismes de collaboration entre partenaires de développement et pays bénéficiaires. L’accent est mis sur la mutualisation des ressources, l’accélération des résultats et le renforcement du rôle du secteur privé dans la mobilisation des financements et le partage des risques. Cette dynamique collective vise à générer des volumes de financement plus importants, à soutenir des investissements plus complexes et à contribuer de manière plus efficace aux objectifs de réduction de la pauvreté et de prospérité partagée à l’échelle mondiale.


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