L’unité localisée pour l’inclusion scolaire d’une école élémentaire de Paris, le 10 octobre 2023. ARNAUD ROBIN/DIVERGENCE
Santé

Autisme : la HAS place les parents au cœur de l’accompagnement des enfants

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Autisme : la HAS place les parents au cœur de l’accompagnement des enfants

La Haute Autorité de santé (HAS) vient de dévoiler de nouvelles recommandations capitales concernant le trouble du spectre de l’autisme (TSA), marquant une évolution significative dans la prise en charge des plus jeunes. Ces directives, rendues publiques ce jeudi 12 février, mettent en lumière le rôle central des parents dans le suivi des nourrissons, enfants et adolescents autistes, jusqu’à l’âge de 20 ans.

Des piliers pour un accompagnement renforcé et éclairé

Le document de 90 pages, fruit d’un travail approfondi et soutenu par un argumentaire scientifique de 490 pages, formule plusieurs préconisations essentielles :

  • Une évaluation fonctionnelle annuelle de l’enfant ou de l’adolescent autiste, impérativement réalisée par des professionnels qualifiés, afin d’adapter au mieux les stratégies d’accompagnement.
  • La formation et l’implication active des parents, désormais reconnus comme des partenaires indispensables dans la mise en œuvre des interventions et le parcours de vie de leur enfant.
  • Une clarification nette des interventions non recommandées, avec une mention explicite pour la psychanalyse, afin d’orienter les familles vers des approches scientifiquement validées.

Ces mesures visent à harmoniser les pratiques et à garantir un soutien optimal, fondé sur les données probantes les plus récentes.

Un cheminement depuis la controverse de 2012

Ces nouvelles orientations s’inscrivent dans un contexte historique particulier. En mars 2012, les premières recommandations de la HAS sur l’autisme avaient déjà secoué le paysage médical français. À l’époque, la France était pointée du doigt pour son retard criant en matière de diagnostic et de prise en charge.

Les préconisations initiales, qui mettaient en avant des interventions précoces basées sur des approches éducatives, comportementales et développementales (impliquant psychologues, orthophonistes, etc.), et qui qualifiaient l’approche psychanalytique et la psychothérapie institutionnelle de « non consensuelles », avaient suscité un vif tollé au sein des sphères psychiatriques et psychologiques. Aujourd’hui, le groupe de travail, présidé par la professeure de pédopsychiatrie Amaria Baghdadli et Sophie Biette, mère d’une jeune femme autiste, s’appuie sur une littérature scientifique enrichie et les témoignages de nombreux experts pour consolider cette vision. L’objectif est clair : offrir un cadre de référence solide pour une meilleure qualité de vie des personnes atteintes de TSA.

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