Le domicile de Nathalie Ducrot à Grézieu-la-Varenne, avec ses murs ocre et ses portes bleues, théâtre du féminicide.
Société

Le Drame de Grézieu-la-Varenne : Quand l’Amour se Mue en Horreur sous le Regard Innocent des Enfants

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Le silence brisé des enfants : Au cœur du procès d’un féminicide à Lyon

« Quand on les aime on ne laisse pas un trauma comme ça. » Ces mots, lourds de sens, résonnent dans l’enceinte des assises de Lyon, où se joue le procès glaçant d’un père accusé d’avoir ôté la vie à la mère de ses enfants, sous les yeux horrifiés de ces derniers. Un drame familial qui a déchiré la quiétude de Grézieu-la-Varenne, en grande banlieue lyonnaise, le 8 mai 2022, et dont les échos continuent de hanter les mémoires.

Des témoignages d’une cruauté insoutenable

Le 9 mai 2022, au lendemain de l’horreur, les voix innocentes des jeunes victimes ont livré un récit d’une brutalité inimaginable. Jeanne, la benjamine, alors âgée de 4 ans, a articulé avec une clarté déchirante : « Mon père avait un marteau dans sa main et un couteau pointu, il a tué ma mère. » Des mots simples, mais d’une puissance dévastatrice, qui figent l’ampleur du traumatisme.

Sa sœur, Myriam, 6 ans, se souvient d’avoir supplié, les larmes aux yeux : « Moi, j’ai dit “arrête” en même temps de pleurer. Et papa il n’arrêtait pas. Il ne m’a pas entendue. Et maman elle a crié le plus fort possible. » Elle a compté, avec la précision effrayante d’une enfant confrontée à l’indicible, « au moins dix coups de marteau », décrivant un « sang partout » qui maculait la scène de crime.

L’aînée, Lisa, 10 ans, a vécu l’épisode comme un arrêt du temps, une fracture irréversible : « J’étais devant la scène et je voyais le sang et tout ça, donc je n’étais vraiment pas bien. Mon cœur, on dirait qu’il s’est arrêté d’un coup. Je me suis dit qu’il allait nous arriver la même chose. » La peur, l’effroi, la sidération d’une enfant face à la violence parentale, un spectacle qui marquera à jamais son existence.

L’engrenage fatal d’un 8 mai tragique

Ce funeste 8 mai 2022, aux alentours de 18h30, les trois sœurs, accompagnées d’une amie, patientaient dans la voiture. Leur mère, Nathalie Ducrot, était retournée à leur domicile de Grézieu-la-Varenne pour récupérer le manteau et le cartable oublié par la jeune invitée. C’est à ce moment précis que Mourad Boudjenane, le père, a surgi, transformant l’ordinaire en cauchemar. L’attaque fut d’une violence inouïe, sous les yeux impuissants et terrifiés des enfants.

Dans un réflexe de protection admirable, la jeune Lisa a eu la présence d’esprit de verrouiller les portières, tentant de préserver ses sœurs et leur amie de l’horreur qui se déroulait à quelques mètres d’elles. Les hurlements déchirants des enfants ont alerté une voisine, qui, glacée d’effroi, a immédiatement contacté les secours. « C’est une extrême urgence, une femme a été battue à mort », a-t-elle alerté, consciente de la gravité de la situation.

Un passé de violences et un dénouement macabre

Les gendarmes, déjà familiers de ce lotissement aux murs ocre et aux portes bleues pour des interventions antérieures, se sont précipités sur les lieux. Ils y ont découvert le corps sans vie de Nathalie Ducrot, baignant dans son sang, portant de multiples plaies. L’autopsie révélera l’ampleur de la barbarie : 54 blessures, dont deux profondes au cou et au nombril, ainsi que de nombreuses blessures de défense, attestant d’une lutte désespérée. Le médecin légiste conclura à un égorgement, scellant le destin tragique de Nathalie.

La suite de ce récit poignant, détaillant les rouages de cette affaire et les enjeux du procès, est réservée à nos abonnés. Elle explore les profondeurs d’une violence familiale aux conséquences irréparables, et la quête de justice pour Nathalie et ses enfants.


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