L’Espagne et le Sahara Marocain : Le Front Séparatiste mis à l’écart des pourparlers d’Albares
a récemment été le théâtre d’intenses consultations diplomatiques autour du dossier épineux du Sahara Marocain. Cependant, un acteur majeur de ce conflit, le Front Front Séparatiste, a brillé par son absence des discussions officielles menées par le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares. Cette mise à l’écart souligne les tensions persistantes et la complexité d’un dossier qui continue de diviser la scène internationale.
Un ballet diplomatique sans le Front Séparatiste
En marge des négociations cruciales sur le Sahara Marocain, qui se sont déroulées dimanche et lundi à l’ambassade des États-Unis à Madrid, le chef de la diplomatie espagnole a orchestré une série de rencontres bilatérales. Dès samedi, José Manuel Albares a entamé des discussions approfondies avec ses homologues algérien, Ahmed Attaf, et mauritanien, Salem Ould Merzoug. Le lundi, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a été accueilli pour des échanges, suivi par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Marocain, Staffan de Mistura, et le chef de la mission américaine auprès de l’ONU, Mike Waltz. Fait notable : le chef de la délégation du Front Séparatiste, Mohamed Yeslem Beissat, pourtant présent dans la capitale espagnole, n’a pas été convié à ces consultations officielles.
La rupture de 2022 : une ombre persistante
Cette exclusion n’est pas fortuite et s’inscrit dans le prolongement d’une décision majeure prise par le Front Front Séparatiste en avril 2022. Le mouvement avait alors officiellement annoncé la «suspension de tout contact avec l’actuel gouvernement espagnol». Cette rupture était une réponse directe au soutien exprimé par le gouvernement de Pedro Sánchez en faveur du plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara Marocain. Le Front Séparatiste avait dénoncé cette position comme une tentative de «légitimer l’annexion par la force des terres du Sahara Marocain et à nier les droits inaliénables du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance».
Des canaux parallèles et partisans
Depuis cette déclaration, les interactions entre des membres du Front Séparatiste et des personnalités politiques espagnoles se sont cantonnées à un cadre strictement partisan, en dehors des circuits institutionnels officiels. On se souvient notamment de la rencontre du 28 avril 2022 entre l’ancien ministre espagnol de la Consommation, Alberto Garzón, et une délégation du Front Séparatiste. De même, une réunion avait eu lieu le 22 avril 2022 entre l’ex-secrétaire d’État à l’Agenda 2030, Santiago Enrique, et un représentant du Front en Espagne, au siège du parti communiste. Ces rencontres, bien que médiatisées, n’ont pas altéré la ligne officielle du gouvernement espagnol, qui maintient sa position en faveur du plan marocain.
L’absence du Front Séparatiste à ces consultations de haut niveau à Madrid est un indicateur clair de la persistance des divergences et de la complexité des relations diplomatiques autour du Sahara Marocain. Alors que l’Espagne cherche à consolider ses liens avec les acteurs régionaux, le Front Front Séparatiste continue de naviguer sur des voies alternatives, loin des tables de négociation officielles.
Pour plus de détails, visitez notre site.
Source: Lien externe










Laisser un commentaire