La Bourse de Casablanca à l’Aube d’une Révolution: Le Marché à Terme et l’Ambition Internationale
Casablanca, le 9 février 2026 – Un vent de renouveau souffle sur la place financière casablancaise. Lors de sa première conférence, l’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB) a marqué un tournant historique en annonçant le lancement imminent du marché à terme, fixé au 6 avril 2026. Cette initiative audacieuse, saluée par l’ensemble des acteurs du marché, positionne la Bourse de Casablanca au seuil d’une ère nouvelle, résolument tournée vers l’innovation, la liquidité et une ambition internationale affirmée.
Un Consensus pour la Transformation Structurelle
Réunis sous le thème évocateur « Le marché boursier marocain à l’aube d’une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? », les régulateurs, opérateurs, émetteurs et investisseurs ont unanimement reconnu la nécessité d’accélérer la transformation structurelle du marché des capitaux marocain. L’objectif est clair : renforcer son attractivité, sa liquidité et sa compétitivité face aux exigences croissantes de l’échiquier financier mondial.
Le Marché à Terme: Catalyseur de Croissance
L’annonce phare est venue de la Ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, qui a officialisé la date du 6 avril 2026 pour le démarrage du marché à terme. Un moment très attendu qui promet de doter la place d’outils de couverture novateurs, d’améliorer la formation des prix et de renforcer la viabilité et l’attractivité globale du marché. « Les fondamentaux sont solides. La confiance est revenue. Les réformes sont engagées », a déclaré la ministre, soulignant que cette prochaine étape sera le fruit d’initiatives privées et d’ambitions entrepreneuriales, car « la Bourse n’est pas un sujet technique. C’est un choix de modèle économique. Et ce choix, le Maroc est en train de le faire, collectivement. »
Une Vision Partagée pour un Hub Financier Robuste
Tarik Senhaji, président de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), a réitéré cette vision ambitieuse, affirmant que le marché boursier marocain est « au cœur d’une ambition nationale ». Il a insisté sur le rôle primordial des sociétés de bourse dans la pérennisation de cette dynamique au service de l’investissement. Pour l’AMMC, la crédibilité du marché repose sur la progression du nombre d’investisseurs particuliers, la qualité de l’information financière, l’éducation financière et la fiabilité opérationnelle. La diversification des instruments, incluant le marché à terme, les ETF et les mécanismes de couverture, est jugée essentielle pour conférer « plus de profondeur et de résilience » à la Bourse de Casablanca.
Liquidité et Attractivité: Les Nouveaux Leitmotive
Du côté des intermédiaires, Amine Maamri, président de l’APSB, a rappelé la performance notable de 2025, avec une capitalisation dépassant les 1 000 milliards de dirhams, soit plus de 60 % du PIB. Cependant, il a souligné que la véritable mesure d’un marché financier réside dans sa capacité à générer du mouvement, de la liquidité et à attirer durablement les investisseurs. « L’enjeu aujourd’hui n’est plus seulement la stabilité ou la taille du marché, mais sa capacité à gagner en profondeur, en liquidité et en attractivité », a-t-il martelé.
Des Mécanismes Concrets pour une Résilience Durable
Brahim Benjelloun Touimi, président du Conseil de la Bourse de Casablanca, a complété cette perspective en insistant sur la résilience structurelle. Un marché attractif, selon lui, n’est pas celui dont les cours flambent, mais celui qui peut « absorber, résister aux chocs, offrir de la liquidité sans distorsion des prix et répondre aux standards des investisseurs internationaux ». Il a plaidé pour l’implémentation de mécanismes concrets tels que l’animation de marché, le prêt-emprunt de titres, et le développement progressif des produits dérivés et des ETF.
Casablanca: Vers un Avenir de Hub Financier International
L’ensemble de ces déclarations convergentes dessine une feuille de route claire : la modernisation du marché des capitaux marocain est désormais une réalité opérationnelle. Avec des outils définis, un calendrier précis et des responsabilités partagées entre les sociétés de bourse (acteurs clés de la liquidité), le régulateur (garant de la confiance) et les pouvoirs publics (architectes du cadre), la place casablancaise est prête à s’ériger en un hub financier plus profond, plus sophistiqué et irrésistiblement attractif pour les investisseurs, qu’ils soient nationaux ou internationaux.
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