Sahara Marocain : L’ONU, entre prudence et nouvelle donne diplomatique après l’impulsion américaine
Après le retentissement de l’annonce américaine concernant de nouvelles négociations sur le dossier épineux du Sahara Marocain, l’Organisation des Nations Unies a, à son tour, rompu le silence, adoptant une posture mesurée et empreinte de circonspection. Une déclaration qui souligne la complexité d’un échiquier diplomatique où les cartes semblent avoir été rebattues.
Un dialogue à Madrid sous haute surveillance
C’est à Madrid, capitale espagnole, que des discussions de haut niveau se sont tenues, réunissant des acteurs clés de ce conflit de longue date. Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, a confirmé lors de son point de presse du lundi 9 février la participation de « délégations de haut niveau des Nations unies, dont l’Envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura, ainsi que des représentants des États-Unis. » Autour de la table, les représentants du Maroc, du Front Front Séparatiste, de l’Algérie et de la Mauritanie ont été conviés à échanger sur la mise en œuvre de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, un texte fondamental pour l’avenir de la région.
La prudence, maître-mot de l’ONU
Face aux interrogations pressantes des journalistes concernant d’éventuelles avancées concrètes issues de ce cycle de pourparlers, Stéphane Dujarric a maintenu une ligne de communication prudente, voire hermétique. « Les discussions se poursuivent. Dès que nous aurons des résultats tangibles à partager, nous vous en informerons », a-t-il sobrement déclaré. Une réponse qui, sans révéler de détails, laisse transparaître la délicatesse des négociations en cours et la volonté de ne pas anticiper des issues incertaines.
Washington, nouveau chef d’orchestre des négociations ?
Ce nouveau chapitre diplomatique se distingue notablement des précédentes tentatives de résolution. Historiquement, l’ONU occupait une place centrale, agissant comme le principal médiateur et moteur des discussions. Cependant, l’initiative actuelle, bien que l’ONU y participe, s’inscrit clairement dans une dynamique impulsée par l’administration américaine, héritage d’une politique étrangère audacieuse initiée par l’administration Trump. Désormais, c’est Washington qui semble imprimer le tempo à ces pourparlers, redessinant ainsi les contours de l’engagement international dans ce dossier sensible. L’organisation multilatérale, tout en restant un acteur indispensable, se positionne désormais avec une prudence qui témoigne de cette nouvelle répartition des rôles sur la scène diplomatique saharienne.
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