Maroc sous les eaux : La diaspora de France, un pont de solidarité pour les sinistrés
Alors que le nord du Maroc est submergé par des inondations d’une ampleur dévastatrice, ayant contraint plus de 154 000 âmes à l’évacuation, un élan de solidarité transcende les frontières. La communauté marocaine établie en France se dresse, unie, pour apporter un souffle d’espoir et une aide concrète aux populations sinistrées. Au cœur de cette mobilisation, une figure emblématique : Fatima Zahra, militante humanitaire dont l’engagement indéfectible éclaire les chemins de l’entraide.
Un appel à la générosité qui résonne
Face à la furie des eaux qui ont ravagé des localités entières, notamment à Ksar El Kebir, où le fleuve Loukkos a déchaîné sa colère, la détresse des habitants est palpable. Des milliers de foyers ont été brisés, des vies bouleversées. C’est dans ce contexte d’urgence que Fatima Zahra, à travers son association «Réseau», a lancé un appel vibrant à la générosité. La réponse fut immédiate et bouleversante.
«Nous avons initié une collecte de fonds et, en moins de 24 heures, nous avons réuni un montant significatif pour cette action», confie-t-elle à Yabiladi, depuis Sidi Kacem, l’une des régions les plus durement éprouvées par les intempéries. Une rapidité qui témoigne de la profonde connexion et de l’empathie de la diaspora envers sa terre d’origine.
Un convoi d’espoir en route
Actuellement sur le terrain, Fatima Zahra et son équipe de huit bénévoles ne ménagent pas leurs efforts. Leurs bagages, déjà remplis de vêtements, de couches et de médicaments, ne sont qu’un prélude à une aide bien plus substantielle. Un camion, véritable arche de solidarité, est attendu au port de Beni Ensar à Nador ce samedi.
Ce véhicule de l’espoir transporte pour près de 6 000 € de fournitures vitales. «Des vêtements, des bottes de pluie, des couvertures, des matelas adaptés pour les personnes souffrant de problèmes de dos, des couches, du lait en poudre, des vêtements pour bébés et des serviettes hygiéniques», énumère Fatima Zahra, soulignant la diversité des besoins identifiés sur place.
En parallèle, 1 200 € supplémentaires ont été alloués ces deux derniers jours pour l’achat d’eau potable, de lait et de couvertures, distribués sans délai aux sinistrés de Sidi Kacem et Sidi Slimane. L’humanité se manifeste aussi dans les gestes simples : «Nous préparons également des sandwiches pour les personnes touchées, ainsi que pour les autorités et les travailleurs actuellement déployés près des zones affectées», ajoute-t-elle, saluant l’effort collectif.
Une mobilisation stratégique et inclusive
Initialement dirigée vers Al Hoceima, l’action de l’association a été réorientée vers les zones les plus critiques, après une évaluation rapide des besoins. «À Al Hoceima, nous avons constaté que les besoins étaient moins urgents qu’ailleurs», explique la militante, preuve d’une approche pragmatico-réactive.
La réussite de cette mission repose sur une collaboration étroite avec les acteurs locaux. Fatima Zahra et son équipe travaillent main dans la main avec les autorités, les habitants et des organisations de terrain comme l’association Yallah Ntaawno, sous la houlette de Nawal Filali, pour maximiser l’impact de leur aide et atteindre le plus grand nombre de sinistrés.
La portée de cette mobilisation dépasse les clivages. «En France, la volonté d’aider est forte, que ce soit parmi la communauté marocaine de confession juive et musulmane, mais aussi les citoyens français», se réjouit Fatima Zahra, illustrant une solidarité sans frontières ni distinctions.
Un engagement sans faille, un avenir solidaire
Forte de son expérience auprès des services d’hébergement d’urgence en France (115) et gestionnaire de plusieurs structures pour personnes vulnérables, Fatima Zahra envisage déjà l’avenir. Une nouvelle campagne de collecte de fonds est à l’étude pour la première semaine de Ramadan, afin de pérenniser et d’amplifier le soutien aux victimes.
Son dévouement est total : «J’ai mis entre parenthèses mon activité professionnelle à Paris pour mener à bien cette mission humanitaire», confie-t-elle, un sacrifice personnel qui résonne avec la grandeur de sa cause.
Ce n’est pas la première fois que Fatima Zahra se dresse en première ligne. En 2023, suite au séisme dévastateur d’Al Haouz, elle avait déjà orchestré une opération d’envergure, acheminant nourriture, vêtements et fournitures aux communautés meurtries. Son credo, simple et puissant, résume l’essence de son action et celle de toute une communauté : «Nous ferions n’importe quoi pour notre pays.»
Pour plus de détails, visitez notre site.
Source: Lien externe










Laisser un commentaire