Mohamed Chaouki, candidat à la succession d'Aziz Akhannouch à la tête du Parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI) au Maroc.
Actualité

Afrique : Coups de Théâtre, Drones et Crises Économiques – Les Cinq Dossiers Qui Ont Marqué la Semaine

Partager
Partager
Pinterest Hidden

Afrique : Coups de Théâtre, Drones et Crises Économiques – Les Cinq Dossiers Qui Ont Marqué la Semaine

Bonjour à toutes et tous,

Bienvenue dans cette nouvelle édition du Brief de Jeune Afrique, votre boussole hebdomadaire pour naviguer au cœur de l’actualité politique et économique du continent. Cette semaine, l’Afrique nous offre un panorama riche en rebondissements, des arcanes du pouvoir marocain aux tensions géopolitiques en RDC, sans oublier les défis économiques qui secouent l’Ouest africain.

Maroc : Mohamed Chaouki, l’ascension inattendue à la tête du RNI

Le coup de théâtre de la succession

Un vent de surprise souffle sur le Rassemblement National des Indépendants (RNI) marocain. Alors que Mustapha Baïtas, porte-parole du gouvernement et fidèle lieutenant d’Aziz Akhannouch, semblait promis à la succession, c’est Mohamed Chaouki qui a été adoubé comme candidat unique pour le congrès extraordinaire du 7 février à El Jadida. Une manœuvre politique habile, orchestrée en coulisses par Rachid Talbi Alami, président du Comité préparatoire, visant à écarter Baïtas suite à un refroidissement de leurs relations.

Un parcours politique fulgurant

Issu d’une lignée politique (son père fut député du PAM), Mohamed Chaouki a débuté sa carrière au sein de la jeunesse du Parti Authenticité et Modernité. Après un désaccord sur la direction de cette branche, il a trouvé un nouveau souffle au RNI, où son charisme et son réseau ont rapidement été remarqués. Élu député en 2021, il est resté dans l’ombre jusqu’en 2024, malgré la présidence de la stratégique commission des finances. Son ascension fulgurante s’est concrétisée après l’éviction de Mohamed Ghiat, le propulsant à la tête du groupe parlementaire RNI. Depuis, il s’est mué en fervent défenseur d’Akhannouch, ses interventions publiques étant quasi exclusivement dédiées à la promotion de l’action gouvernementale.

Quel message politique derrière ce choix ?

Cette nomination interroge sur les dynamiques internes du RNI et sur la stratégie d’Akhannouch. S’agit-il d’une volonté de renouvellement, d’un repositionnement des équilibres internes, ou d’une tentative de consolider une ligne politique unifiée autour du chef du gouvernement ? L’avenir du RNI, et potentiellement du paysage politique marocain, pourrait bien se dessiner à travers ce choix inattendu.

RDC : L’aéroport de Kisangani sous le feu des drones, une escalade aérienne

L’onde de choc d’une attaque inédite

La République Démocratique du Congo a été le théâtre d’une attaque sans précédent : l’aéroport de Kisangani, fleuron des infrastructures congolaises, a été visé par une salve de drones kamikazes Yiha III. Si les détails de l’assaut restent à éclaircir, nos sources confirment l’utilisation d’au moins huit engins, dont six auraient été neutralisés par la défense antiaérienne opérée par des contractuels turcs au service des Forces armées congolaises (FARDC).

La signature de l’AFC/M23

L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a rapidement revendiqué cette opération audacieuse, affirmant avoir ciblé et détruit le « centre de commandement des drones militaires » de Kisangani. Cette zone stratégique abrite en effet des drones chinois (CH-4) et turcs (TAI Anka), outils essentiels des FARDC dans leur lutte contre les groupes armés.

Une portée stratégique indéniable

Au-delà des dégâts matériels, cette attaque envoie un message clair : les rebelles de l’AFC/M23 démontrent leur capacité à projeter leur puissance bien au-delà de leurs zones de contrôle habituelles. La maîtrise de l’espace aérien est un enjeu majeur pour l’AFC/M23, qui avait déjà mis la main sur les aéroports de Goma et Kavumu, et menacé l’espace aérien burundais lors de la prise d’Uvira. Cette nouvelle offensive marque une intensification de la « bataille de l’air » dans la région.

Minerais critiques : Tshisekedi à Washington, entre promesses minières et pressions diplomatiques

Un partenariat stratégique pour les ressources

Félix Tshisekedi a été reçu à Washington pour une réunion ministérielle cruciale sur les minerais, concrétisant l’accord de partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis. Kinshasa s’est engagée à fournir, sous trente jours, une liste exhaustive de ses ressources minérales critiques, aurifères, et des zones d’exploration non autorisées. L’administration Trump, soucieuse de sécuriser ses approvisionnements, vise une zone commerciale préférentielle avec des prix planchers garantis. Plusieurs entreprises nord-américaines ont déjà manifesté leur intérêt pour l’extraction de ces minerais en RDC.

La pression sur Kigali s’intensifie

Les avancées sur le front minier ravivent l’intérêt pour le volet paix et sécurité des accords de Washington. La pression monte sur le Rwanda pour qu’il retire ses forces de l’est du Congo. Historiquement influent à Washington, le soutien désormais manifeste de Kigali aux rebelles de l’AFC/M23 érode rapidement sa crédibilité auprès de l’administration Trump et du Capitole.

Le « Project Vault » américain

Cet accord s’inscrit dans une stratégie américaine plus vaste, le « Project Vault », une initiative inédite dotée d’un prêt de 10 milliards de dollars de l’Eximbank et de 1,67 milliard de capitaux privés. Ce programme vise à acquérir et stocker des minerais critiques tels que le cobalt, le lithium, le nickel, le gallium ou le germanium, assurant ainsi la sécurité des approvisionnements des États-Unis.

Crise du carburant au Mali : L’impuissance de Doumbouya face à Goïta

La crise du carburant qui frappe le Mali met en lumière les limites du pouvoir du président Assimi Goïta, malgré les efforts de son homologue guinéen, Mamadi Doumbouya. En dépit des liens fraternels et de la volonté affichée, Doumbouya ne peut offrir qu’un soutien symbolique. Les racines de cette pénurie sont profondes, mêlant sanctions régionales, difficultés logistiques, et une dépendance structurelle aux importations. La solution ne réside pas dans une aide ponctuelle, mais dans une refonte des chaînes d’approvisionnement et une diversification énergétique, des défis colossaux pour un pays en pleine transition politique et sécuritaire.

Pourquoi la crise du cacao fait vaciller le Ghana et la Côte d’Ivoire

Les géants mondiaux du cacao, le Ghana et la Côte d’Ivoire, sont confrontés à une crise sans précédent qui menace de déstabiliser leurs économies. La chute drastique des prix mondiaux, exacerbée par les aléas climatiques, les maladies des cacaoyers et une spéculation effrénée, plonge des millions de producteurs dans la précarité. Ces deux nations, qui fournissent plus de 60% de la production mondiale, voient leurs revenus d’exportation s’effondrer, impactant directement les budgets nationaux et la vie quotidienne de leurs citoyens. Une situation alarmante qui appelle à une réforme urgente du marché mondial du cacao et à un soutien accru aux agriculteurs pour garantir la durabilité de cette filière vitale.


Pour plus de détails, visitez notre site.

Source: Lien externe

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *