Manifestation après le naufrage d’une embarcation ayant causé la mort d’au moins 31 migrants, à Calais (Pas-de-Calais), le 24 novembre 2021.
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Naufrage dans la Manche : l’enquête anglaise accable davantage les secours français

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Un voile sombre continue de planer sur les eaux tumultueuses de la Manche. Près de deux ans après le naufrage tragique du 24 novembre 2021, qui a coûté la vie à au moins 31 migrants, une commission d’enquête publique britannique vient de livrer des conclusions accablantes, pointant du doigt de graves défaillances dans la chaîne des secours, notamment du côté français.

Un rapport sans concession : « Défaillances systémiques et occasions manquées »

C’est un verdict lourd de sens que la commission d’enquête indépendante britannique a rendu ce jeudi 5 février. Après avoir minutieusement examiné les témoignages d’une vingtaine de personnes, principalement des responsables des gardes-côtes britanniques, et analysé des retranscriptions d’appels téléphoniques ainsi que des documents internes, le rapport met en lumière un tableau sombre : des « défaillances systémiques, des occasions manquées et des ressources insuffisantes » auraient conduit à cette catastrophe humaine.

La nuit de l’horreur : 31 vies perdues en quête d’espoir

Dans la nuit glaciale du 23 au 24 novembre 2021, au moins 31 âmes, dont seulement 27 corps ont pu être repêchés, ont péri en tentant de rallier les côtes anglaises. Deux hommes ont miraculeusement survécu à ce drame. Originaires pour la plupart du Kurdistan irakien, ces naufragés avaient lancé des appels à l’aide désespérés, clamant littéralement être en train de mourir, contactant à maintes reprises les services de secours des deux rives de la Manche.

Les secours français directement mis en cause

Le cœur des accusations britanniques cible directement les autorités françaises. Le rapport souligne avec insistance l’inaction des secours français face à un appel d’urgence de type « Mayday ». Cet appel, diffusé par les gardes-côtes britanniques, visait à alerter et mobiliser les navires présents en mer pour porter assistance à l’embarcation en détresse, identifiée sous le nom de code « Charlie ». Un silence radio qui, selon l’enquête, aurait scellé le destin de ces voyageurs de l’extrême.

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