L’industrie marocaine des dispositifs médicaux se dote d’une feuille de route ambitieuse. La signature récente d’une convention-cadre pour la période 2026-2030 marque un tournant décisif, scellant l’engagement de l’État et du secteur privé à forger une souveraineté sanitaire et industrielle. L’objectif est clair : démanteler la dépendance aux importations et ériger une filière locale créatrice de valeur et d’emplois.
Le Maroc Vise l’Autonomie Sanitaire : Une Convention Historique pour les Dispositifs Médicaux
Ce pacte stratégique, officialisé lors de la deuxième édition du Medical Device Day, réunit des acteurs clés : les ministères de la Santé et de l’Industrie, l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMP), la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Fédération marocaine des industries de la santé (FMIS). Ensemble, ils s’engagent dans une approche intégrée, mobilisant les leviers publics et privés pour inscrire le secteur des dispositifs médicaux dans une trajectoire nationale de résilience et d’innovation. Il ne s’agit plus d’une simple ambition, mais d’une stratégie assumée pour garantir la sécurité d’approvisionnement du pays.
Un Virage Stratégique pour l’Écosystème Industriel
Le constat est sans appel : entre 85% et 90% des besoins nationaux en dispositifs médicaux sont actuellement satisfaits par l’importation. Une vulnérabilité que le Maroc entend transformer en force. Malgré cette dépendance, le secteur local affiche déjà une vitalité prometteuse, générant plus de 1 300 emplois, attirant 376 millions de dirhams d’investissements et réalisant près de 903 millions de dirhams de chiffre d’affaires, avec une valeur ajoutée significative de 46%. La nouvelle convention vise précisément à catalyser ce potentiel, en faisant de cette base industrielle un puissant moteur de substitution aux importations.
Défis et Ambitions : Réduire la Dépendance, Bâtir une Filière Robuste
La convention-cadre déploie un dispositif tripartite pour atteindre ses objectifs. Premièrement, un accompagnement renforcé sera offert aux entreprises désireuses d’investir dans la fabrication de dispositifs médicaux, en s’appuyant sur les mécanismes existants de soutien à l’investissement et à l’exportation.
Investissement, Compétences et Partenariats au Cœur du Dispositif
Le deuxième pilier est la montée en compétences. La formation des ressources humaines sera recalibrée pour répondre aux exigences spécifiques de la filière, favorisant ainsi l’innovation, la conformité réglementaire et l’excellence qualitative. Enfin, la promotion de partenariats industriels, tant au niveau national qu’international, est cruciale. Ces collaborations faciliteront le transfert de savoir-faire technologique et l’intégration progressive du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, tout en consolidant un tissu industriel local robuste et pérenne.
Vers un « Made in Morocco » Sanitaire d’Excellence
Au-delà des considérations purement industrielles, cette convention s’inscrit dans une vision de politique publique plus vaste. Elle vise à assurer un accès équitable, sécurisé et durable aux dispositifs médicaux pour l’ensemble du système de santé national. La qualité, la sécurité et la performance des produits ne sont plus de simples options, mais des impératifs structurels, intrinsèquement liés à l’ambition industrielle. À l’horizon 2030, le Maroc aspire à ériger le dispositif médical en un segment stratégique du « Made in Morocco », capable non seulement de satisfaire ses propres besoins, mais aussi de rayonner à l’international, créant ainsi une souveraineté industrielle tangible et une prospérité partagée.
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