Brazzaville, le 5 février 2026 – L’arène politique congolaise s’anime d’une annonce attendue mais non moins significative : Denis Sassou Nguesso, figure emblématique et inamovible du paysage politique national, a officialisé ce jeudi sa candidature à l’élection présidentielle du 15 mars prochain. À 82 ans, le chef de l’État s’apprête à briguer un cinquième mandat consécutif, un jalon supplémentaire dans une carrière politique déjà hors norme.
Un symbole fort pour une candidature annoncée
Le choix de la date n’est sans doute pas anodin pour Denis Sassou Nguesso, qui a pris les rênes du pouvoir pour la première fois un 5 février, en 1979. C’est donc quarante-sept ans jour pour jour après ses débuts à la tête du pays que le président a choisi de confirmer sa participation au scrutin. L’annonce a eu lieu dans un cadre inattendu mais symbolique : l’inauguration de la toute première Grande Foire agricole du Congo, organisée dans le district d’Ignié, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Brazzaville.
Entouré de son Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, et d’une partie de son gouvernement, le président, arborant un sourire confiant et coiffé d’un chapeau de paille, a ainsi lié sa démarche électorale à un événement porteur d’espoir et de développement pour le pays. Ce cinquième mandat, si obtenu, serait le dernier que lui permet l’actuelle Constitution, modifiée en 2015 pour supprimer la limite d’âge et de mandats, avant d’être révisée pour réintroduire une limite de deux mandats, mais sans effet rétroactif sur les mandats déjà effectués.
Un boulevard vers la victoire pour le président sortant ?
Cette officialisation intervient dans la lignée d’un processus politique bien huilé. Fin décembre, Denis Sassou Nguesso avait déjà été investi comme candidat par le Parti congolais du travail (PCT), sa formation politique. Le 2 février, pas moins de 18 partis composant la majorité présidentielle lui ont réaffirmé leur soutien indéfectible, consolidant ainsi sa base électorale.
Face à ce mastodonte politique, l’opposition peine à présenter un front uni. Pour l’heure, un seul challenger s’est officiellement déclaré : Anguios Nganguia-Engambé, président du Parti pour l’action de la République (PAR). Ce n’est pas sa première tentative, puisqu’il en est à sa troisième course présidentielle consécutive, sans jamais avoir réussi à dépasser la barre des 0,2 % des suffrages lors des précédents scrutins.
L’opposition fragmentée et l’ombre du boycott
D’autres figures, telles que Frédéric Bintsamou (le pasteur Ntoumi), le jeune leader du Mouvement Républicain (MR) Destin Gavet, ou encore Dave Mafoula des Souverainistes (déjà candidat en 2021), avaient un temps laissé planer le doute sur leurs intentions. Cependant, aucun d’entre eux n’a, à ce jour, déposé officiellement sa candidature. Cette hésitation des principaux partis d’opposition, tiraillés entre la formation d’une coalition improbable et l’option du boycott, laisse présager un chemin dégagé pour le président sortant.
Dans ce contexte, la victoire de Denis Sassou Nguesso semble inéluctable, et ce, potentiellement dès le premier tour, comme cela a été le cas lors de toutes les élections présidentielles depuis 2002. Le Congo s’apprête donc à écrire un nouveau chapitre de son histoire politique, sous la houlette d’un leader dont la longévité au pouvoir continue de marquer les esprits.
Pour plus de détails, visitez notre site.
Source: Lien externe









Laisser un commentaire