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L’Axe Paris-Casablanca : Vers une Alliance Stratégique pour l’Arbitrage International

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L’Axe Paris-Casablanca : Vers une Alliance Stratégique pour l’Arbitrage International

Casablanca

, le 3 février 2026 – Un appel retentissant à la consolidation des liens juridiques entre la France et le Maroc a été lancé mardi à Casablanca par M. Gérald Darmanin, Garde des Sceaux et ministre de la Justice de la République française. Devant un parterre d’experts et de décideurs, le ministre a plaidé pour l’établissement d’un « axe structurant Paris-Casablanca » en matière d’arbitrage international, une démarche visant à renforcer la stabilité et la sécurité juridique des investissements bilatéraux et régionaux.

Une Synergie Juridique au Service de l’Économie

Lors d’une rencontre de haut niveau organisée par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et dédiée au thème « Paris, place de droit : l’arbitrage international », M. Darmanin a souligné l’impératif de coopération entre les grandes places d’arbitrage dans un paysage économique mondial de plus en plus compétitif. Il a mis en exergue la complémentarité naturelle des écosystèmes juridiques français et marocain, les positionnant comme des partenaires privilégiés pour accompagner les flux d’investissements, notamment entre l’Europe et le continent africain.

Cette vision stratégique s’ancre dans la profondeur des relations économiques qui unissent les deux nations. Avec plus de 11 000 entreprises françaises exportant vers le Maroc – dont une majorité de PME – et près de 1 000 filiales françaises générant 150 000 emplois directs sur le territoire marocain, la France s’affirme comme le premier investisseur étranger au Royaume. En retour, le Maroc se distingue comme le premier investisseur africain en France, témoignant d’une réciprocité dynamique et prometteuse.

Casablanca, Hub Régional de l’Arbitrage : Une Ambition Réaffirmée

Le ministre français a salué les progrès significatifs du Maroc dans le domaine de l’arbitrage, notamment la réforme de 2022 relative à l’arbitrage et à la médiation conventionnelle. Cette avancée législative, qui renforce l’efficacité des procédures et élargit le champ d’application de l’arbitrage, est perçue comme un atout majeur pour consolider l’attractivité juridique de Casablanca.

M. Darmanin a également mis en lumière les fondations solides de Casablanca pour se hisser au rang de place majeure de l’arbitrage international : une place financière vibrante, une position géographique stratégique aux portes de l’Afrique, un environnement juridique stable, des magistrats spécifiquement formés, une communauté universitaire engagée et une forte densité de cabinets d’avocats d’affaires. Autant d’éléments qui convergent pour faire de la métropole un carrefour incontournable pour le règlement des différends liés aux investissements vers le continent.

L’Engagement de la CGEM pour un Cadre Juridique Moderne

De son côté, M. Chakib Alj, président de la CGEM, a réitéré l’importance de cette rencontre, y voyant un symbole de l’excellence des relations franco-marocaines et de l’attention portée aux enjeux économiques et juridiques au service du monde des affaires. Il a insisté sur le rôle crucial de l’arbitrage et des modes alternatifs de règlement des différends, qui offrent aux opérateurs économiques les garanties de rapidité, de lisibilité et de confiance indispensables à leurs activités.

M. Alj a chaleureusement accueilli les réformes marocaines, en particulier celle de 2022, la qualifiant de « signal fort » envoyé aux investisseurs internationaux, attestant de la volonté du Royaume de proposer un cadre juridique moderne, crédible et en parfaite adéquation avec les standards mondiaux. L’ambition de faire de Casablanca une place régionale de référence en arbitrage, au confluent de l’Afrique, de l’Europe et du monde arabe, a été clairement exprimée, soulignant son rôle clé dans l’attraction d’investissements durables et le renforcement de la compétitivité nationale.

Sécuriser l’Investissement dans un Contexte de Croissance

Karim Mouttaki, président de la Commission législation et juridique de la CGEM, a qualifié cet échange de « très édifiant ». Il a rappelé la transformation du Maroc, devenu un hub régional majeur pour les investissements étrangers, notamment ceux destinés à l’Afrique. Dans ce contexte, la sécurisation et la stabilisation des investissements au sein d’un cadre juridique fiable sont primordiales, et la réforme de l’arbitrage de 2022 y contribue grandement.

M. Mouttaki a salué la vision du ministre Darmanin concernant le rayonnement de Paris en tant que place d’arbitrage internationale, tout en soulignant les efforts continus du Maroc pour consolider son propre écosystème d’arbitrage.

Un Avenir Prometteur pour la Coopération Juridique

La rencontre, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, a rassemblé une pluralité d’acteurs : responsables institutionnels des deux pays, experts du droit et de l’arbitrage, ainsi que de nombreux chefs d’entreprise. Tous ont convergé sur l’importance de la sécurité juridique, de l’attractivité économique et de l’efficacité du règlement des différends pour bâtir un partenariat solide et pérenne entre la France et le Maroc.


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