Jean-Fidèle Otandault, ancien ministre du Budget du Gabon, en pleine réflexion sur les enjeux de la dette africaine.
Économie

Dette africaine : L’ancien ministre gabonais Jean-Fidèle Otandault révèle l’enjeu crucial de son coût

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Dette africaine : L’ancien ministre gabonais Jean-Fidèle Otandault révèle l’enjeu crucial de son coût

Alors que le continent africain est le théâtre de multiples renégociations de dette avec le Fonds Monétaire International (FMI), une voix autorisée s’élève pour éclairer un aspect souvent sous-estimé de cette problématique complexe. Jean-Fidèle Otandault, ancien ministre du Budget du Gabon, met en lumière une réalité économique fondamentale : le véritable défi pour les nations africaines ne réside pas tant dans le volume global de leur endettement, mais bien dans le fardeau financier que représente son coût.

Au-delà des chiffres bruts : le poids insidieux du coût de la dette

L’analyse de Jean-Fidèle Otandault, expert-comptable et commissaire aux comptes de renom, bouscule la perception habituelle de la dette souveraine. Traditionnellement, les discussions se focalisent sur le ratio dette/PIB, un indicateur certes pertinent, mais qui, selon l’ancien ministre, masque une dimension plus pressante. « Le principal enjeu pour les économies africaines, ce n’est pas le niveau de la dette, c’est son coût », affirme-t-il avec conviction. Cette distinction est capitale : un niveau de dette élevé peut être soutenable si les conditions de remboursement sont favorables, tandis qu’une dette modérée peut devenir un gouffre si les taux d’intérêt et les modalités de paiement sont prohibitifs. Le coût de la dette englobe les intérêts, les commissions et les frais annexes qui, cumulés, peuvent siphonner une part considérable des ressources nationales, limitant drastiquement les capacités d’investissement dans des secteurs vitaux comme la santé, l’éducation ou les infrastructures.

Un expert au cœur des finances africaines et internationales

Fort de son expérience en tant que ministre d’État, ministre du Budget et des Comptes publics du Gabon entre 2017 et 2019, Jean-Fidèle Otandault apporte une perspective précieuse et pragmatique. Son parcours l’a mené des arcanes de la gestion publique gabonaise, où il a dirigé le Contrôle des ressources et des charges publiques de l’État, aux exigences du secteur privé. Formé en France, il dispense désormais son expertise en conseil et audit en Afrique centrale et dans l’Hexagone. Cette double casquette lui confère une compréhension aiguisée des mécanismes financiers internationaux et des réalités économiques locales, faisant de son avertissement un appel à une réévaluation stratégique des politiques d’endettement.

Repenser la stratégie d’endettement pour un avenir durable

L’alerte de Jean-Fidèle Otandault invite les décideurs africains et leurs partenaires internationaux à une réflexion approfondie. Il ne s’agit plus seulement de surveiller le montant total des emprunts, mais d’optimiser leur structure, de négocier des taux plus justes et de privilégier des financements à des conditions plus avantageuses. Dans un contexte de volatilité économique mondiale, maîtriser le coût de la dette devient un levier essentiel pour garantir la stabilité financière et libérer le potentiel de croissance des économies africaines, souvent entravées par des charges d’intérêts colossales. C’est une question de souveraineté économique et de capacité à bâtir un développement endogène et résilient.


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