CAN Féminine 2026 : Le Maroc face au tumulte des rumeurs sud-africaines
Casablanca, le 2 février 2026 – L’horizon de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2026, initialement prévue au Maroc dès le 17 mars, est soudainement assombri par une vague de spéculations. Des déclarations émanant d’Afrique du Sud ont semé le doute quant au maintien du royaume chérifien en tant que pays hôte, avant qu’un démenti officiel ne vienne temporiser l’agitation. Au cœur de cette tempête médiatique, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) maintient une position de prudence, tandis que la Confédération Africaine de Football (CAF) reste, pour l’heure, muette.
Le jeu des déclarations contradictoires
L’annonce choc de Pretoria et le rétropédalage
Hier, une interview télévisée de la vice-ministre sud-africaine des Sports a mis le feu aux poudres. Elle y affirmait sans équivoque que son pays se préparait à accueillir le prestigieux tournoi continental. Une annonce qui, si elle s’était avérée, aurait signifié un changement de cap majeur pour la compétition féminine africaine.
Cependant, la clarification n’a pas tardé. Gayton McKenzie, ministre sud-africain des Sports, a rapidement publié un communiqué pour éteindre l’incendie. Il a formellement confirmé qu’«à ce stade, aucune décision officielle n’a été prise pour transférer l’organisation du tournoi, le Maroc reste le pays hôte officiellement désigné pour la CAN féminine 2026». Le communiqué précisait également que la CAF «n’a pas initié de processus alternatif pour attribuer l’organisation du tournoi», tout en reconnaissant que Pretoria avait exprimé sa disponibilité «au cas où il deviendrait nécessaire d’adopter des dispositions alternatives».
Ces remarques de la vice-ministre ont été qualifiées de «volonté générale de soutenir le football africain», plutôt que d’une confirmation ou d’une prise en charge des responsabilités organisationnelles.
La FRMF et la CAF : Attente et silence
La position ferme de la Fédération Marocaine
Contactée par Yabiladi, une source interne à la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a réagi avec une certaine distance aux rumeurs. «Il y a eu une déclaration de la vice-ministre sud-africaine des Sports sur la possibilité d’accueillir le tournoi, puis un démenti», a-t-elle simplement indiqué, soulignant la nature fluctuante des informations. L’interlocuteur a insisté : «Tant que la question n’a pas été tranchée par l’instance de supervision, la Confédération africaine de football (CAF), il n’y a pas de nouveauté sur le sujet».
Interrogé sur de possibles informations selon lesquelles le Maroc aurait lui-même demandé un report du tournoi, le responsable de la FRMF a catégoriquement refusé de commenter, laissant planer un voile de mystère sur cette éventualité.
Le silence éloquent de la CAF
À ce jour, l’instance dirigeante du football africain, la CAF, n’a émis aucun commentaire officiel concernant cette situation. Son silence ajoute une couche d’incertitude à un dossier déjà complexe, laissant les observateurs et les fans dans l’expectative d’une annonce claire et définitive.
Conclusion : Le Maroc, hôte en sursis ?
Alors que le compte à rebours avant le 17 mars 2026 se poursuit, le Maroc reste officiellement le pays organisateur de la CAN féminine. Cependant, les récentes péripéties diplomatiques et les non-dits de la FRMF et de la CAF maintiennent une tension palpable. L’Afrique du Sud, bien que démentant toute prise de relais immédiate, a clairement positionné ses pions en cas de besoin. Le monde du football féminin africain attend avec impatience que la CAF lève le voile sur l’avenir de cette compétition majeure.
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