Le Sud Libyen, Théâtre d’Affrontements Meurtriers : Trois Soldats de Haftar Tués Près du Niger
La Libye, déjà déchirée par une décennie d’instabilité, voit son sud s’embraser de nouveau. Trois soldats des forces armées du maréchal Khalifa Haftar, l’Armée nationale libyenne (LNA), ont perdu la vie le samedi 31 janvier lors de violents combats. Plusieurs autres ont été capturés, marquant une escalade des tensions à la frontière poreuse avec le Niger.
Une « Attaque Lâche » Selon la LNA
Le commandement de la LNA, qui exerce son contrôle sur l’est et une vaste portion du sud libyen, a dénoncé une « attaque lâche dirigée par des groupes de mercenaires et des gangs terroristes hors-la-loi ». Le communiqué, diffusé lundi, fait état de « trois attaques simultanées » ciblant des postes stratégiques : celui d’Ouadi al-Toum (Toummo) à la frontière nigérienne, le point de contrôle d’Ouadi Aboughrara, et un autre situé près de la passe de Salvador, une zone cruciale à la jonction des frontières libyenne, nigérienne et algérienne.
Ces affrontements, bien que récurrents dans ces zones frontalières, soulignent la fragilité persistante de la sécurité régionale. La LNA a affirmé sa détermination à « libérer » les combattants capturés, accusant les « gangs » d’avoir fui vers le Niger.
Les Accusations des « Révolutionnaires du Sud »
En contrepoint des déclarations de la LNA, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux – dont l’authenticité n’a pas été confirmée par l’AFP – montrait un groupe d’hommes en tenue militaire, se présentant comme des « combattants et des révolutionnaires du Sud ». Ces derniers revendiquaient la prise du poste-frontière d’al-Toum et dénonçaient des conditions de vie déplorables, des pénuries criantes de carburant et de services, ainsi que le « pillage » des ressources de leur région par les forces de Haftar.
La Libye, un Pays Fragmenté
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine désespérément à retrouver une unité et une stabilité durables. Le pays est actuellement dirigé par deux exécutifs rivaux : le Gouvernement d’unité nationale (GNU) basé à Tripoli, reconnu par l’ONU, et un autre gouvernement à Benghazi (Est), sous l’influence du maréchal Haftar et de ses fils, dont l’emprise militaire s’étend désormais au sud du pays.
Ces récents combats rappellent la complexité et la volatilité du paysage sécuritaire libyen, où les enjeux locaux se mêlent aux dynamiques régionales, notamment avec les pays voisins du Sahel.
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