L’Afrique, nouvel eldorado des narcos ? L’onde de choc inattendue de la guerre de Trump contre les cartels
Le monde du narcotrafic est un hydre en constante mutation, se déplaçant avec une agilité déconcertante pour exploiter les failles systémiques. La « guerre » déclarée par l’administration Trump aux cartels d’Amérique latine, si elle visait à assainir le continent américain, semble avoir eu un effet pervers et lointain : celui de rediriger les flux illicites vers les rivages africains, transformant le continent en une nouvelle plaque tournante stratégique. Une migration dangereuse qui met en lumière les vulnérabilités structurelles de nombreux États africains.
Une « mosaïque de vulnérabilités » propice au trafic
Les analystes sont unanimes : l’Afrique présente un ensemble de conditions idéales pour l’implantation et la prolifération des réseaux de drogue. Ce que l’on nomme une « mosaïque de vulnérabilités » s’y dessine avec une clarté alarmante.
Des infrastructures portuaires sous pression
L’augmentation exponentielle des volumes portuaires sur les côtes africaines, souvent en lien avec une croissance économique rapide, offre aux trafiquants des opportunités insoupçonnées. Les conteneurs se multiplient, les contrôles peinent à suivre, et les cargaisons illicites se fondent aisément dans le flux incessant du commerce licite.
Des frontières poreuses, des corridors logistiques ouverts
Le continent est traversé par d’innombrables corridors logistiques, souvent peu surveillés, qui relient les ports aux marchés intérieurs et aux routes d’exportation vers l’Europe et l’Asie. Ces voies, vitales pour le commerce légal, deviennent des autoroutes discrètes pour les narcos en quête de discrétion et d’efficacité.
L’infiltration du commerce licite et les secteurs à forte liquidité
Les sociétés écrans, habilement intégrées dans le tissu économique formel, permettent le blanchiment d’argent et le transport de marchandises illicites sous couvert de légalité. Parallèlement, des secteurs à forte liquidité, moins traçables, deviennent des outils privilégiés pour recycler les profits colossaux générés par le trafic de stupéfiants.
Des systèmes réglementaires à la traîne
Face à cette ingéniosité criminelle, les systèmes réglementaires de nombreux pays africains se montrent souvent dépassés. Le manque de ressources, de formation et parfois de volonté politique entrave une réponse efficace, créant un environnement permissif où les cartels peuvent opérer avec une relative impunité.
La faiblesse de l’État : le terreau du narcotrafic
Au cœur de cette problématique se trouve un facteur essentiel : la faiblesse de l’État. Là où les institutions sont fragiles, la corruption endémique et les forces de l’ordre sous-équipées, le crime organisé trouve un terrain fertile pour étendre son emprise. La « guerre » de Trump, en intensifiant la pression sur les routes traditionnelles, a involontairement accéléré cette délocalisation, forçant les réseaux à explorer de nouvelles voies et à s’implanter là où la résistance est moindre.
L’Afrique, avec ses défis de gouvernance et ses économies en développement, est devenue une cible de choix. L’image d’une intervention policière à Escourt, en Afrique du Sud, en 2017, est un rappel visuel de cette réalité grandissante : le continent est désormais en première ligne face à un fléau mondial qui menace sa stabilité et son développement.
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