L’Écho de la CAN 2025 : Au-delà du Gazon, Quels Horizons pour le Maroc et l’Afrique ?
Rabat, Maroc – Le 9 janvier 2026, au stade Prince-Moulay-Abdellah, l’attaquant marocain Brahim Diaz saluait le défenseur camerounais Samuel Kotto, une image figée dans le temps, témoin des quarts de finale d’une Coupe d’Afrique des Nations qui s’annonçait historique. Mais au-delà de l’instant sportif, c’est une question plus profonde qui résonne aujourd’hui : quels lendemains pour le Maroc et les autres nations participantes après cette CAN 2025 ?
Comme un classique indémodable des grandes joutes sportives, les performances des équipes nationales déclenchent parfois des ondes de choc bien au-delà des pelouses. Un phénomène amplifié pour le pays hôte, le Maroc, qui, à l’issue de cette compétition continentale, scrute avec attention les pulsations de son opinion publique et prépare déjà les prochaines échéances. Une analyse signée Fadwa Islah, Jassim Ahdani, et Alexis Billebault, publiée ce 1er février 2026.
Le Maroc à l’épreuve de l’organisation : Un bilan mitigé mais prometteur
La Coupe d’Afrique des Nations 2025, dont le Maroc était l’hôte, s’est achevée le 18 janvier sur une défaite au goût amer pour le royaume. Une déception sportive, certes, mais pour la monarchie chérifienne, les enjeux transcendaient largement le simple cadre du football. Il s’agissait, et peut-être avant tout, d’une répétition générale grandeur nature, une démonstration de force de sa capacité à orchestrer un événement d’envergure mondiale en prévision du Mondial 2030, co-organisé avec l’Espagne et le Portugal.
Du point de vue de la « logistique » au sens large – comprenez les infrastructures flambant neuves, l’organisation sans faille des rencontres, la fluidité des transports, la qualité de l’hôtellerie, et la gestion des foules venues en masse – le bilan est majoritairement satisfaisant. Le Maroc a su prouver son savoir-faire, transformant les défis en opportunités de briller sur la scène continentale et internationale. Cependant, une CAN ne se résume pas à une prouesse organisationnelle. L’âme du football réside aussi dans la passion, les émotions et, in fine, les résultats sportifs.
L’onde de choc post-CAN : Répercussions nationales et continentales
Si la défaite en quarts de finale a laissé un goût d’inachevé pour les Lions de l’Atlas, elle n’efface pas les efforts colossaux déployés. L’opinion publique marocaine, bien que déçue par l’élimination prématurée, reste attentive aux signaux envoyés par cette organisation. La réussite logistique est un atout indéniable pour l’image du pays, un argument de poids pour les futurs grands rendez-vous sportifs et touristiques.
Pour les autres nations africaines, la CAN 2025 a également été un révélateur. Les performances de leurs équipes nationales, qu’elles soient glorieuses ou décevantes, ont ravivé les passions, consolidé les identités et, parfois, mis en lumière les défis structurels du football local. Des investissements dans la formation des jeunes talents aux réformes des fédérations, les lendemains de cette CAN promettent d’être riches en réflexions et en actions pour l’ensemble du continent.
Vers le Mondial 2030 : Le vrai test commence maintenant
Avec la CAN 2025 désormais derrière lui, le Maroc se tourne résolument vers le Mondial 2030. L’expérience acquise, les leçons tirées de cette compétition, qu’elles soient positives ou à améliorer, constitueront un socle précieux pour affiner sa stratégie. La capacité à mobiliser les ressources, à gérer des flux encore plus importants et à offrir une expérience inoubliable aux millions de visiteurs attendus sera le véritable baromètre de son succès. Le coup de sifflet final de la CAN n’est, en réalité, que le coup d’envoi d’une nouvelle ère pour le football marocain et africain, une ère où les ambitions dépassent les frontières et les terrains de jeu.
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