Niger-Bénin : Tiani accuse Talon
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Niger-Bénin : Tiani accuse Talon de soutenir les jihadistes, la tension s’embrase

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Niger-Bénin : L’escalade verbale de Tiani ravive les flammes d’une crise régionale

La poudrière ouest-africaine vient de connaître une nouvelle déflagration verbale, menaçant d’embraser des relations déjà exsangues. Au lendemain d’une attaque jihadiste d’une violence inouïe frappant Niamey, le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte nigérienne, a jeté de l’huile sur le feu en désignant nommément des « sponsors » des terroristes : Patrice Talon, président du Bénin, Alassane Ouattara, homologue ivoirien, et Emmanuel Macron, président français. Des accusations d’une gravité exceptionnelle, balayées d’un revers de main par Cotonou comme de pures « balivernes », mais qui propulsent les tensions entre les deux voisins à un niveau paroxystique.

Des allégations explosives après un carnage inédit

Le 29 janvier 2026 restera gravé dans les annales nigériennes comme le jour d’une tragédie sans précédent. L’État islamique a frappé Niamey avec une brutalité qui a secoué la nation. C’est sur les lieux mêmes de ce drame que le général Tiani, visage grave et ton martial, a prononcé des mots qui résonnent désormais comme un défi lancé à la face de la communauté internationale. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter », a-t-il déclaré, transformant la douleur nationale en un réquisitoire cinglant contre des chefs d’État voisins et l’ancienne puissance coloniale.

Cotonou rejette en bloc et craint l’irréparable

Au Bénin, la réaction ne s’est pas fait attendre. Les propos de Tiani ont été qualifiés de « balivernes » par les autorités, qui y voient une tentative désespérée de détourner l’attention des défis sécuritaires internes du Niger. Mais au-delà de la rhétorique officielle, l’inquiétude grandit. Ces accusations, aussi infondées soient-elles aux yeux de Cotonou, ont le potentiel de fracturer davantage une relation bilatérale déjà mise à rude épreuve par le coup d’État de juillet 2023 à Niamey et la fermeture des frontières. L’ombre d’une confrontation diplomatique, voire d’une escalade plus dangereuse, plane désormais sur la région.

Un contexte régional sous haute tension

Cette nouvelle passe d’armes s’inscrit dans un contexte régional déjà tendu, marqué par une recrudescence des activités jihadistes et une instabilité politique chronique. Les relations entre le Niger et le Bénin sont gelées depuis des mois, impactant gravement les échanges commerciaux et la vie des populations frontalières. Les accusations du général Tiani, loin d’apaiser les esprits, risquent d’isoler davantage le Niger et de rendre toute médiation future encore plus complexe. La communauté internationale observe avec une préoccupation croissante cette spirale de la tension, redoutant les conséquences d’une telle polarisation sur la fragile stabilité de l’Afrique de l’Ouest.


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