Ksar El Kébir sous les eaux : L’évacuation continue face à la fureur de l’Oued Loukkos
Ksar El Kébir, Maroc – 31 janvier 2026, 18h42
– La ville de Ksar El Kébir est le théâtre d’une vaste opération d’évacuation des sinistrés, alors que la crue exceptionnelle de l’Oued Loukkos continue de submerger plusieurs de ses quartiers. Une synergie exemplaire entre les Forces Armées Royales (FAR), les autorités provinciales et la Protection civile est à l’œuvre, déployant des mesures et dispositifs coordonnés pour faire face à cette catastrophe naturelle.
Une montée des eaux sans précédent
Depuis mardi dernier, les interventions de terrain se succèdent sans relâche, ciblant l’ensemble des zones basses et des habitations riveraines de l’Oued Loukkos. Le fleuve a enregistré des volumes d’eau records ces dernières semaines, une situation exacerbée par une conjonction de facteurs alarmants : le barrage Oued El Makhazine, à sa capacité maximale de 100%, et une houle marine puissante, entravant l’écoulement naturel des eaux pluviales vers la mer.
Le génie militaire en première ligne
Sur place, l’Agence Marocaine de Presse (MAP) a pu constater l’engagement sans faille de l’unité de secours et de sauvetage du génie militaire, relevant des FAR. Leurs équipes mènent des opérations continues, notamment dans les quartiers bordant l’avenue de la Libération (route de Larache), où de nombreux citoyens se sont retrouvés piégés dans leurs foyers.
Avec une précision chirurgicale et une discipline militaire inébranlable, les équipes pédestres, incluant des plongeurs aguerris, ont d’abord cartographié les zones submergées. Puis, une embarcation spécialement conçue pour les eaux peu profondes a été déployée, assurant l’évacuation sécurisée des habitants et de leurs biens vers des havres de paix. Manœuvrant l’embarcation avec dextérité dans les zones les plus accessibles, les sauveteurs, empreints d’un humanisme palpable, n’ont pas hésité à descendre dans les eaux tumultueuses, encerclant l’esquif pour le guider avec calme et détermination vers le rivage le plus proche.
La Protection civile et l’élan de solidarité
En parallèle, une brigade de la Protection civile, forte de ses plongeurs et secouristes, a rejoint le dispositif avec une embarcation de sauvetage, renforçant ainsi la chaîne de solidarité et d’efficacité pour la protection des vies et des biens. Dès leur arrivée, un sifflement perçant a annoncé la présence des secours, suivi d’un contact direct et rassurant avec les résidents, orchestrant avec méthode leur évacuation et la mise en sécurité de leurs effets.
Avec une sollicitude exemplaire, les agents de la Protection civile ont accompagné les habitants contraints de quitter leurs foyers, les aidant à transporter leurs biens essentiels et à embarquer, avant de les équiper de gilets de sauvetage, garants d’un trajet sûr vers les refuges.
L’élan de solidarité citoyenne n’a pas tardé à se manifester. Des propriétaires de camions et de tracteurs, véritables héros du quotidien, ont spontanément mis leurs véhicules à disposition pour secourir les âmes isolées dans les zones les plus basses, incarnant l’esprit de cohésion et d’entraide qui unit la communauté en ces heures difficiles.
Fermeture des écoles : une mesure de sécurité impérative
Face à la persistance des perturbations météorologiques et à la montée continue des eaux, les autorités locales ont pris une décision capitale : la suspension des cours à Ksar El Kébir jusqu’au 7 février. Cette mesure exceptionnelle vise à garantir la sécurité des élèves, des étudiants et du personnel éducatif, dans un contexte où les inondations rendent l’accès aux établissements scolaire périlleux, voire impossible.
Un bilan atténué par l’anticipation
Des témoignages recueillis sur place par la MAP confirment l’efficacité de cette mobilisation. Les efforts conjugués de secours, de sauvetage et de protection ont, de l’avis général, considérablement limité l’étendue des dégâts, malgré la fureur des eaux qui ont envahi de nombreux quartiers. Les habitants saluent unanimement la réactivité et la clairvoyance des autorités publiques face à ces intempéries d’une ampleur rare, un phénomène que la ville n’avait pas connu depuis plus de trois décennies.
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