L’Espagne, architecte d’un partenariat UE-Maroc « au plus haut niveau » : Les coulisses de Bruxelles 2026
Bruxelles, le 30 janvier 2026 – En marge de la 15ᵉ session du Conseil d’association Union européenne-Maroc, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a réaffirmé avec une éloquence notable la place pivot du Royaume chérifien dans l’échiquier géopolitique européen. Madrid s’engage fermement à maintenir un partenariat bilatéral « au plus haut niveau », soulignant l’importance stratégique de cette alliance.
Une Nouvelle Impulsion Diplomatique à Bruxelles
La capitale européenne a été le théâtre, ce jeudi 29 janvier 2026, d’une rencontre diplomatique de premier ordre. La 15ᵉ session du Conseil d’association UE-Maroc, coprésidée par Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, et Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a marqué une étape significative. Avant même l’ouverture des débats, José Manuel Albares avait déjà salué l’événement comme une « excellente nouvelle » pour l’Union, selon les dépêches de l’agence EFE.
Le Maroc : Un Partenaire Incontournable pour l’Europe
Un pilier du voisinage sud
À son arrivée, le ministre espagnol a martelé l’importance stratégique du Maroc, le qualifiant de « pays fondamental pour l’Union européenne, un partenaire et un ami de l’Espagne ». Cette déclaration met en lumière la reconnaissance du rôle crucial que joue le Royaume en tant que stabilisateur et acteur majeur dans la région du voisinage sud.
Des liens économiques et commerciaux florissants
M. Albares a également insisté sur la robustesse des liens économiques unissant Rabat et Madrid. Le Maroc s’affirme comme le deuxième client de l’Espagne en dehors de l’Union européenne, témoignant d’une coopération commerciale profonde et mutuellement bénéfique, ancrée dans un dialogue permanent et constructif.
Une Coopération Migratoire Exemplaire
Des résultats tangibles dans la lutte contre la traite humaine
La collaboration entre le Maroc et l’Union européenne dans le domaine migratoire a été particulièrement mise en exergue. Le ministre espagnol a salué les efforts conjoints déployés dans « la lutte contre les réseaux de traite des êtres humains ». Cette synergie a permis à l’Espagne d’enregistrer « les niveaux d’entrées de migrants irréguliers les plus bas parmi les routes migratoires de l’Union européenne », un succès attribué à un partenariat opérationnel fondé sur la confiance et une responsabilité partagée.
L’Avenir des Relations et la Question du Sahara
Un engagement pour des relations « au plus haut niveau »
José Manuel Albares a clairement affiché sa détermination à œuvrer pour que les relations entre l’UE et le Maroc maintiennent leur excellence, soulignant sa volonté de contribuer activement au renforcement de ce cadre de coopération stratégique.
L’autonomie du Sahara : Une solution réaliste pour l’UE
La 15ᵉ session a été le théâtre d’une avancée politique majeure concernant la question du Sahara marocain. Le communiqué conjoint, signé par Nasser Bourita et Kaja Kallas, révèle que les 27 États membres de l’Union européenne considèrent désormais « qu’une autonomie véritable pourrait constituer une solution des plus réalistes » pour le règlement du différend régional. Ce document historique fait également référence aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, appelant à la poursuite des discussions « sans conditions préalables » sous l’égide de l’ONU.
L’Espagne, catalyseur d’une convergence diplomatique
Cette position européenne s’aligne parfaitement sur la vision de l’Espagne, qui a maintes fois exprimé son soutien à une solution politique « réaliste, durable et mutuellement acceptable ». Devant le Congrès des députés espagnol, M. Albares avait déjà insisté sur l’impératif de trouver une issue politique crédible au Sahara, affirmant qu’« on ne peut se permettre un nouveau demi-siècle d’impasse ». Le ministre a conclu en soulignant que la politique étrangère espagnole, reconnue sur la scène européenne, renforce la cohérence et la crédibilité de l’action extérieure de l’Union.
Cette séquence diplomatique bruxelloise confirme, pour de nombreux observateurs, la place singulière et essentielle du Maroc dans l’architecture euro-méditerranéenne, un partenariat bâti sur un dialogue politique robuste, une coopération concrète et une vision partagée des enjeux régionaux.
Par Hajar BEN HOSAIN, le 30 janvier 2026.
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