Le rideau est tombé sur la Coupe d’Afrique des Nations 2025, mais l’écho d’une autre compétition, bien plus insidieuse, résonne encore : celle d’une infoguerre sans précédent, orchestrée avec une précision chirurgicale contre le Maroc, pays hôte. Loin des terrains où s’affrontaient les talents du continent, une bataille de l’information a fait rage, visant à décrédibiliser l’événement, à délégitimer le Royaume et à entraver ses ambitions géostratégiques.
L’offensive numérique : quand le doute s’insinue
Dès l’aube de la préparation de la CAN 2025, le Maroc s’est retrouvé sous le feu d’une campagne numérique virulente. Ce n’était pas une critique constructive, celle qui permet d’améliorer et d’apprendre, mais une attaque sournoise, tissée de calomnies et d’accusations malveillantes. L’objectif était clair : semer le doute et entacher la crédibilité d’un tournoi pourtant promis à un succès retentissant.
Des « fake news » aux « deepfakes » : l’arsenal de la désinformation
Des pages anonymes, apparues comme par enchantement sur les réseaux sociaux, ont commencé à distiller un message unique : la CAN n’aura pas lieu au Maroc, le pays hôte n’est pas prêt. L’escalade fut rapide. Une vidéo truquée, d’une sophistication troublante, a même circulé, mimant le « Journal des sports » de France 24 pour annoncer un retrait officiel. France 24 a dû démentir, confirmant l’usage d’un « deepfake ». Le coup était porté, même si la vérité a fini par émerger.
Un récit mutagène face à la réussite
Loin de s’éteindre, la machine à dénigrement a simplement muté. Des médias clairement identifiés, notamment en Algérie, ont pris le relais, propageant des insinuations sur une CAN « sous influence », évoquant des arbitrages orientés et des dispositifs sécuritaires prétendument défaillants. Sans jamais apporter de preuves tangibles, la répétition et le matraquage ont créé un « brouillard narratif », où le soupçon remplace l’information et l’indignation précède la vérification.
L’incident sénégalais : une polémique instrumentalisée
L’approche de la finale Sénégal-Maroc a marqué un tournant. Cette fois, ce n’est plus un compte anonyme, mais une institution, la Fédération sénégalaise de football (FSF), et son sélectionneur, Pape Bouna Thiaw, qui ont amplifié un incident logistique. L’arrivée de la sélection à la gare de Rabat, perturbée par un afflux inattendu de supporters suite à une communication imprudente de la FSF elle-même, a été transformée en un « accueil défaillant » et une « mise en danger » des joueurs. Le sélectionneur n’a pas hésité à comparer l’organisation marocaine à celle du CHAN en Algérie, une pique à peine voilée.
La FSF a ensuite enfoncé le clou avec un communiqué officiel exprimant de « vives inquiétudes ». La rumeur d’un complot contre les adversaires du Maroc a pris corps, relayée par des médias africains et internationaux, menaçant de ternir l’image d’une organisation pourtant irréprochable.
La volte-face et le constat des dégâts
Quelques heures plus tard, coup de théâtre : la FSF a publié un second communiqué, aux antipodes du premier. Saluant « l’esprit de fraternité, de respect mutuel et de coopération sportive » des autorités marocaines et remerciant Fouzi Lekjaâ, président de la FRMF, elle a reconnu que des « solutions concrètes » avaient été trouvées. Si l’incident était clos sur le papier, le mal était fait. Les relais anti-marocains, notamment des pages égyptiennes et leur directeur technique, ont continué à exploiter les « demi-vérités », nourrissant le sarcasme et l’indignation.
La contamination médiatique : quand la presse s’égare
Plus alarmant encore, cette guerre informationnelle a franchi les frontières des réseaux sociaux pour atteindre des médias de renom. Le 21 janvier 2026, l’hebdomadaire français « Le Point » a publié un article sensationnaliste, affirmant que des commerces appartenant à des ressortissants d’Afrique subsaharienne auraient été la cible d’attaques et d’incendies criminels au Maroc, en marge de la finale.
Deux jours plus tard, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a réagi avec une fermeté catégorique, démentant formellement ces allégations et exprimant son « étonnement profond » face à cette « série d’assertions » dénuées de tout fondement.
Conclusion : Une victoire sur le terrain, une bataille dans l’ombre
La CAN 2025 au Maroc restera dans les annales comme un succès sportif et organisationnel. Mais elle restera aussi le théâtre d’une infoguerre sans précédent, révélant la fragilité de l’information à l’ère numérique et la puissance des récits manipulés. Le Maroc, en dépit de ces attaques, a su démontrer sa capacité à organiser des événements d’envergure, mais cette expérience souligne l’impératif d’une vigilance constante face aux tentatives de déstabilisation informationnelle.
Pour plus de détails, visitez notre site.
Source: Lien externe









