Minneapolis sous tension : Suspension
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Minneapolis sous tension : Suspension des agents du CBP après la mort d’Alex Pretti, l’enquête révèle des zones d’ombre

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Minneapolis sous tension : Suspension des agents du CBP après la mort d’Alex Pretti, l’enquête révèle des zones d’ombre

Minneapolis, le 28 janvier 2026 – Un voile de suspicion et de colère continue de planer sur Minneapolis. Trois jours après la mort tragique d’Alex Pretti, abattu par des agents de la police aux frontières (CBP), une nouvelle de taille vient de tomber : les deux fonctionnaires ayant fait usage de leur arme ont été suspendus de leurs fonctions. Une décision qui intervient alors que les premières révélations de l’enquête interne contredisent la version initiale des autorités, alimentant un bras de fer politique déjà incandescent.

Les agents impliqués mis à pied, des questions subsistent

Selon des informations relayées ce mercredi par plusieurs médias américains, citant un rapport préliminaire du département de la sécurité intérieure (DHS) transmis au Congrès, les deux agents du CBP ayant tiré sur Alex Pretti samedi ont été suspendus. Un responsable du DHS a précisé qu’il s’agissait d’un « protocole standard », démentant ainsi les affirmations de Greg Bovino, ancien pilote de l’opération « Metro Surge » à Minneapolis jusqu’à mardi, qui laissait entendre que les agents étaient toujours en poste.

Un déroulé des faits troublant

Le document, fruit de l’enquête interne du Bureau de la responsabilité professionnelle de la CBP – chargé d’enquêter sur d’éventuels faits criminels impliquant des agents –, détaille les circonstances du drame. Un agent aurait crié à plusieurs reprises « Il a une arme », juste avant que deux de ses collègues n’ouvrent le feu. Alex Pretti, alors maîtrisé au sol, aurait été touché par dix tirs provenant des armes de service des agents. Étonnamment, le rapport indique qu’un agent avait retiré l’arme de la ceinture de M. Pretti quelques secondes avant que les coups de feu ne soient tirés, contredisant ainsi la déclaration initiale de la secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem, qui affirmait que la victime brandissait une arme. Les agents auraient ensuite prodigué les premiers secours, mais le sort d’Alex Pretti était déjà scellé.

Un climat politique électrique

Cette tragédie s’inscrit dans un contexte de tensions extrêmes entre l’administration Trump et la ville de Minneapolis. Le président américain, après avoir évoqué une « petite désescalade » et un retrait partiel des hommes masqués qui quadrillent Minneapolis, a rapidement renoué avec sa rhétorique incisive, s’attaquant directement au maire démocrate Jacob Frey. Ce dernier avait publiquement déclaré qu’il « n’appliquerait pas les lois fédérales sur l’immigration », s’attirant les foudres de M. Trump sur sa plateforme Truth Social, qui a qualifié cette position de « violation très grave de la loi » et de « jeu avec le feu ».

Répression et mobilisation citoyenne

Le maire Frey a riposté en qualifiant les opérations fédérales de « représailles politiques » n’ayant « rien à voir avec la sécurité ni, je pense, avec l’immigration ». Pendant ce temps, la ministre de la Justice, Pam Bondi, a annoncé sur X l’arrestation de seize « émeutiers » pour « agression d’agents fédéraux », promettant de nouvelles interpellations. Des propos qui ont « profondément troublé » la juge Dulce Foster, qui a rappelé à la ministre la notion de présomption d’innocence. Sur le terrain, la peur des raids fédéraux mobilise les citoyens, qui patrouillent les rues pour débusquer et signaler la présence policière. Le président de la conférence des évêques américains, Paul Coakley, a dénoncé un climat de « peur et de polarisation » où « la dignité humaine est méprisée ».

L’ombre d’une agression et les dessous de l’opération « Metro Surge »

Ces événements surviennent également après l’agression de la députée démocrate Ilhan Omar, cible récurrente de Donald Trump, attaquée avec une seringue contenant un liquide nauséabond (probablement du vinaigre de cidre, selon CNN). L’administration Trump justifie ses opérations par un vaste scandale de fraude sociale impliquant la communauté somalienne, dont est issue Mme Omar. L’opération « Metro Surge », désormais pilotée par l’émissaire présidentiel Tom Homan, continue de cristalliser les critiques sur la militarisation de la politique migratoire américaine.

Alors que les enquêtes se poursuivent et que de nouvelles vidéos de la victime refont surface, la mort d’Alex Pretti demeure un symbole poignant des tensions croissantes autour de la politique migratoire aux États-Unis, et de la confrontation entre les autorités fédérales et les villes sanctuaires.


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