Des parents d'élèves manifestent devant le lycée Descartes (AEFE) à Rabat, en janvier 2026, pour protester contre la hausse des frais de scolarité.
Éducation

AEFE au Maroc : La colère monte face à l’envolée des frais de scolarité

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Quand l’éducation française devient un luxe : la révolte des parents de l’AEFE au Maroc

« On nous presse comme des citrons », cette formule cinglante, prononcée par un parent d’élève, résonne comme un cri d’alarme au sein de la communauté française et francophone du Maroc. L’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE) est une nouvelle fois au cœur d’une controverse houleuse, suite à une augmentation jugée exorbitante des frais de scolarité. Une décision qui, loin de passer inaperçue, met en péril le budget de milliers de familles et soulève des questions fondamentales sur l’accès à une éducation de qualité.

Une mobilisation sans précédent à Rabat

Ce mardi 27 janvier, le parvis de l’école Paul Cézanne à Rabat s’est transformé en tribune de la contestation. Des dizaines de parents, après avoir déposé leurs enfants, ont choisi de prolonger leur présence pour exprimer leur indignation. Ce rassemblement spontané est le symptôme d’une exaspération grandissante face à des hausses tarifaires qui s’accumulent, alourdissant de plusieurs milliers de dirhams par an la facture éducative. Les pancartes brandies et les voix unies témoignent d’une détermination sans faille à défendre le droit à une scolarité abordable.

L’équation financière des familles sous tension

Avec plus de 45 000 élèves concernés par cette nouvelle augmentation, l’impact est colossal. Pour les familles, souvent expatriées ou binationales, le choix du système éducatif français est guidé par l’excellence académique et la continuité pédagogique. Or, cette aspiration se heurte désormais à une réalité économique de plus en plus rude. Entre le coût de la vie en constante augmentation et des frais de scolarité qui grimpent en flèche, de nombreux foyers se retrouvent contraints de revoir leurs priorités, voire d’envisager des alternatives moins coûteuses, mais potentiellement moins adaptées.

Un appel à la concertation et à la transparence

La colère des parents n’est pas seulement dirigée contre le montant des frais, mais aussi contre le manque de transparence et de dialogue qui entoure ces décisions. Ils réclament une meilleure écoute de la part de l’AEFE et des autorités françaises, ainsi qu’une réévaluation des mécanismes de financement. L’enjeu est de taille : préserver l’attractivité et l’accessibilité de l’enseignement français, pilier de la francophonie et du lien entre la France et les communautés établies à l’étranger. La balle est désormais dans le camp des décideurs pour trouver un équilibre juste et pérenne, avant que cette grogne ne se transforme en un véritable mouvement de désaffection.


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Source: Lien externe

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