Narendra Modi, Antonio Costa et Ursula von der Leyen à New Delhi, célébrant l'accord UE-Inde.
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Comment l’Inde et l’UE ont accéléré la création d’un marché commun pour contrer Donald Trump

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New Delhi, le 27 janvier 2026 – L’histoire économique mondiale a peut-être écrit l’un de ses chapitres les plus audacieux. C’est en tout cas le sentiment qui émane de New Delhi, où l’Union européenne et l’Inde ont officialisé la conclusion de leurs négociations pour un accord de libre-échange d’une portée inouïe. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, n’a pas caché son enthousiasme, proclamant sur X (anciennement Twitter) la signature de « la mère de tous les accords ».

Une alliance stratégique face aux vents protectionnistes

Dans une démonstration d’unité et de vision partagée, la présidente von der Leyen et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont fait le déplacement jusqu’à la capitale indienne pour sceller ce pacte avec le Premier ministre Narendra Modi. Ensemble, ils ont célébré la naissance d’un marché commun sans précédent, englobant près de deux milliards d’habitants et représentant un quart du produit intérieur brut mondial. Cette union commerciale, unissant deux continents, est perçue comme une réponse stratégique aux incertitudes géopolitiques et à la montée des tendances protectionnistes, notamment celles incarnées par la potentielle résurgence de l’influence de Donald Trump sur la scène internationale.

Les leçons du passé pour un avenir plus serein

Consciente des écueils rencontrés lors des précédentes tentatives, comme l’accord UE-Mercosur qui avait suscité de vives controverses, notamment en France et au Parlement européen, la Commission a abordé ces négociations avec une prudence calculée. L’objectif était clair : limiter les points de friction et bâtir un consensus solide. Ainsi, certains produits agricoles jugés trop sensibles, tels que le bœuf, le riz, le soja ou les produits laitiers, ont été délibérément exclus du champ des discussions. Une décision pragmatique visant à désamorcer les polémiques potentielles et à faciliter la ratification future.

Un point d’achoppement persistant : la taxe carbone

Malgré l’optimisme affiché, un dossier majeur demeure en suspens, témoignant de la complexité de ces échanges. L’Union européenne a fermement refusé de céder aux requêtes de New Delhi concernant une exemption de la taxe carbone aux frontières européennes. Cette mesure, cruciale pour l’UE dans sa transition écologique, impacte directement les exportations indiennes, en particulier son acier, largement destiné au Vieux Continent. Le Global Trade Research Initiative, un think tank basé à New Delhi, a d’ailleurs qualifié cette question de « majeure non résolue », soulignant qu’elle pourrait encore peser sur la pleine harmonie de cet accord historique.

Si la signature de cet accord marque une étape décisive, sa traduction juridique et sa ratification par les États membres et le Parlement européen constitueront les prochaines épreuves. L’ambition est immense, les défis le sont tout autant, mais la volonté politique semble, pour l’heure, inébranlable.


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