Ran Gvili, le dernier otage
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Ran Gvili, le dernier otage du Hamas identifié, un héros israélien

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Au milieu des ténèbres qui ont englouti Israël le 7 octobre 2023, le nom de Ran Gvili, policier de 24 ans, émerge aujourd’hui comme un symbole poignant de bravoure et de sacrifice. Identifié récemment comme le dernier des 251 otages du Hamas, son corps retrouvé dans un cimetière du nord de Gaza, Gvili incarne aux yeux de sa nation le traumatisme collectif et la résilience individuelle face à l’horreur. Son histoire, celle d’un héros inattendu, résonne avec une force particulière dans le cœur des Israéliens.

Un Destin Interrompu, une Volonté Indomptable

Huit jours seulement avant l’attaque dévastatrice du Hamas, Ran Gvili, passionné de moto, se fracturait l’épaule, le contraignant à un arrêt maladie et à l’attente d’une intervention chirurgicale. C’est donc depuis son domicile, le matin du 7 octobre, qu’il fut témoin de l’indicible. Son père, Itzik, a raconté lors d’une conférence à l’université Reichman le 13 janvier, comment les détonations ont brisé le silence, suivies des images terrifiantes de terroristes à Sdérot et dans les kibboutzim.

L’Appel du Devoir au-delà de la Douleur

Face à l’ampleur de la catastrophe, le jeune sergent, membre d’une unité spéciale, n’hésita pas une seconde. Enfilant son uniforme, il répondit à l’interrogation angoissée de son père – « Tu vas où ? » – par une réplique empreinte d’un patriotisme inébranlable : « Je vais laisser mes amis se débrouiller seuls ? » Cette question rhétorique scellait son destin, le propulsant au cœur de l’enfer.

Le Sauveur du Festival Nova et du Kibboutz Alumim

Ran Gvili rejoignit ses collègues policiers, initialement en route pour le festival Nova, théâtre d’un massacre où 378 jeunes furent tués et des dizaines pris en otages. Mais la violence des combats les bloqua à l’entrée du kibboutz Alumim, dans le Néguev, à proximité immédiate de la bande de Gaza.

Un Refuge Inespéré pour les Survivants

C’est là, dans le chaos le plus total, que Ran Gvili, accompagné d’un autre officier, se distingua par son courage. Ils se dirigèrent vers une station-service, transformée en abri improvisé pour des dizaines de rescapés du festival, dont de nombreux blessés. Avec un sang-froid remarquable, ils organisèrent l’évacuation. « De là, ils les ont tous aidés à se mettre en sécurité. Ils les ont fait monter dans des voitures et les ont envoyés vers le kibboutz. (…) Et ils ont sauvé près de 100 personnes de cette manière », a témoigné son père, la voix empreinte d’une fierté déchirante.

Le sacrifice de Ran Gvili, dont la vie a été fauchée alors qu’il protégeait celle des autres, restera gravé dans la mémoire collective israélienne comme un témoignage éclatant d’héroïsme et de dévouement. Son histoire est celle d’un homme qui, malgré ses propres blessures, a choisi de faire face à l’adversité, offrant un rayon d’espoir dans l’une des journées les plus sombres de l’histoire d’Israël.


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