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MINURSO : Vague de départs et restructuration profonde en vue au Sahara Marocain

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La Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Marocain (MINURSO) est en pleine mutation. Une récente série de départs au sein de ses cadres supérieurs, incluant un général de haut rang, marque le prélude à une réorganisation d’envergure, dictée par des impératifs économiques et une volonté de redéfinir son rôle.

Réduction des effectifs : Quand l’économie dicte la stratégie

Selon des informations obtenues par Yabiladi, la MINURSO a récemment mis fin aux contrats de dix de ses hauts fonctionnaires étrangers. Parmi eux, un général qui occupait la position stratégique de numéro deux des casques bleus. Cette décision n’est pas anodine ; elle s’inscrit dans une logique claire de réduction des coûts. Ces postes, rémunérés en dollars et associés à des salaires élevés, représentaient une charge budgétaire significative.

Cette démarche de la MINURSO résonne avec la politique de l’administration Trump, qui a clairement affiché son intention de réduire la contribution financière des États-Unis au budget des Nations Unies. Une orientation confirmée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qui, lors d’une interview télévisée le 1er novembre, avait révélé une coupe de 22% dans le budget alloué à la MINURSO.

Vers une refonte stratégique du mandat de la MINURSO

Ces ajustements ne sont que les premiers signes d’une restructuration plus profonde. L’ONU s’apprête à dévoiler les contours de cette refonte en avril prochain, lors d’un briefing crucial du secrétaire général. Cette initiative fait suite à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre, qui demandait expressément à Antonio Guterres de présenter, dans les six mois, «un examen stratégique relatif au futur mandat de la MINURSO, en tenant compte de l’issue des négociations» sur le dossier du Sahara.

Un processus de rationalisation déjà amorcé

La mission onusienne n’en est pas à son coup d’essai en matière de rationalisation. Dès novembre dernier, la MINURSO avait déjà renoncé à l’utilisation d’un hélicoptère dédié à la surveillance du cessez-le-feu, un geste symbolique fort. En septembre, elle avait également procédé à la fermeture de deux postes d’observation situés à l’est du Mur des Sables, ainsi que d’un troisième dans la zone sous contrôle marocain. Ces mesures successives témoignent d’une volonté affirmée d’optimiser les ressources et de réévaluer l’efficacité opérationnelle de la mission.

Discussions en coulisses à Rabat

L’ampleur de cette restructuration a été au centre des échanges entre le chef de la MINURSO, Alexander Ivanko, et les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Ces rencontres stratégiques se sont déroulées en novembre à Rabat, soulignant l’importance des enjeux et la nécessité d’une coordination étroite avec les acteurs clés du dossier.

Alors que le processus de paix au Sahara Marocain reste un défi complexe, la réorganisation de la MINURSO pourrait marquer un tournant dans l’approche de l’ONU, cherchant à adapter sa présence et ses moyens aux réalités du terrain et aux attentes de la communauté internationale.


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