Le monde de l’automobile électrique est le théâtre d’une bataille titanesque, et un acteur chinois, autrefois dans l’ombre, s’est hissé au rang de champion incontesté : BYD. Après avoir relégué Tesla au second plan sur ses propres terres, le géant de Shenzhen ne cache plus ses ambitions planétaires et dévoile un plan d’attaque audacieux pour 2026, promettant une déferlante de véhicules sur les marchés internationaux.
BYD : L’offensive mondiale se précise, 1,3 million de véhicules à l’export en ligne de mire
Il y a seulement cinq ans, le nom de BYD résonnait à peine en Europe. Aujourd’hui, le constructeur chinois a non seulement fait une entrée remarquée sur le Vieux Continent en 2023, mais il y déploie déjà une gamme impressionnante. L’heure est désormais à l’accélération. Pour 2026, BYD se fixe un objectif colossal : exporter 1,3 million de véhicules en dehors de ses frontières. Une ambition qui témoigne de sa confiance et de sa capacité à défier les acteurs historiques.
Ce chiffre, dévoilé par Bloomberg et confirmé par Li Yunfei, directeur général de la division marque et relations publiques de BYD, s’inscrit dans une dynamique de croissance fulgurante. En 2025, la marque avait déjà exporté 1,05 million de véhicules, soit une augmentation vertigineuse de 144 % par rapport à l’année précédente. Le message est clair : BYD est là pour dominer.
L’Europe : Un bastion stratégique entre production locale et hybrides
La conquête européenne : un double front
L’Europe représente un pilier essentiel de cette stratégie d’expansion. BYD ne se contente pas d’importer : le constructeur a l’intention de produire localement l’intégralité de ses véhicules destinés au marché européen, avec trois usines déjà en projet. En attendant leur pleine opérationnalisation, l’importation reste la norme, mais le rythme s’intensifie, préparant le terrain pour une autonomie future.
L’arme secrète : l’hybride rechargeable
Face aux incertitudes réglementaires et aux droits de douane qui pèsent sur les véhicules 100 % électriques, BYD joue une carte maîtresse : les modèles hybrides rechargeables (PHEV). Ces derniers, épargnés par les taxes d’importation, offrent une voie royale pour pénétrer et consolider sa position sur le marché européen. Une stratégie pragmatique qui pourrait bien faire la différence.
Le trône de l’électrique : BYD devant Tesla
Le géant chinois a déjà prouvé sa suprématie en 2025, dépassant Tesla pour devenir le premier vendeur mondial de véhicules électriques. Avec 2,25 millions d’unités écoulées, BYD a enregistré une croissance de 27,9 %, tandis que Tesla voyait ses ventes reculer de 9 % pour la deuxième année consécutive, avec 1,64 million de voitures livrées. Ce succès s’explique en partie par la saturation progressive du marché chinois et la pression croissante de la concurrence locale, poussant BYD à chercher des relais de croissance à l’international.
Un léger ajustement des voiles pour une traversée ambitieuse
Si l’ambition est palpable, BYD a néanmoins procédé à un léger réajustement de ses prévisions d’exportation pour 2026, passant d’une estimation initiale de 1,5 à 1,6 million d’unités à 1,3 million. Un détail qui pourrait faire froncer quelques sourcils chez les investisseurs, mais qui ne remet pas en cause la trajectoire ascendante du groupe.
Actuellement, le titre de plus grand exportateur automobile chinois est détenu par Chery, avec 1,19 million de véhicules exportés entre janvier et novembre 2025. Mais BYD est à ses trousses, prêt à s’emparer de la première place dès 2026. Cependant, l’équation pourrait changer lorsque les usines européennes de BYD entreront en production massive, réduisant la dépendance aux importations et offrant de nouvelles opportunités, notamment en matière de bonus écologique. L’ascension fulgurante des constructeurs chinois en Europe, avec une augmentation de 108 % de leurs ventes en novembre 2025, confirme que la partie ne fait que commencer.
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