Image d'illustration montrant un paysage rural marocain, évoquant la communauté de Tizi N'sli, théâtre d'une tragédie humaine.
Société

Beni Mellal : Le Silence Brisée, Huit Enfants Nés du Calvaire d’une Femme Vulnérable

Partager
Partager
Pinterest Hidden

Une Tragédie Humaine au Cœur de Tizi N’sli

Dans la paisible communauté de Tizi N’sli, nichée au sein de la région de Béni Mellal, une histoire déchirante a récemment éclaté au grand jour, brisant des années de silence assourdissant. Il s’agit du calvaire d’Aïcha, une femme de 32 ans, dont la vulnérabilité due à des troubles mentaux a été cyniquement exploitée, aboutissant à la naissance de huit enfants issus de viols répétés.

Le Lourd Fardeau d’Aïcha

Les faits, remontant à près de deux décennies, révèlent une succession d’agressions débutées alors qu’Aïcha n’avait que 14 ans. Abdelilah, un proche de la famille, a confié à Yabiladi l’ampleur de cette tragédie : «La première agression d’Aïcha a eu lieu alors qu’elle avait 14 ans. Elle a ensuite subi d’autres violences, en raison de ses problèmes de santé mentale et du fait qu’elle est orpheline de mère, tandis que son père souffre de cécité».

Les Cicatrices d’une Vulnérabilité Extrême

Cette situation, exacerbée par un contexte de grande fragilité sociale et une absence criante de protection, a laissé Aïcha à la merci de ses agresseurs. Le résultat est une descendance de huit enfants, témoins silencieux d’une injustice profonde. Face à l’extrême précarité, la famille a été contrainte de confier trois de ces enfants à l’adoption, tandis qu’un quatrième a malheureusement succombé. Aujourd’hui, Aïcha vit avec quatre de ses enfants, le dernier-né, une fillette de quatre mois, ayant été récemment adoptée par une famille à Agadir.

L’Étau de la Précarité et l’Obstacle à la Justice

La famille d’Aïcha survit dans des conditions des plus précaires, entassée dans une unique pièce avec le père aveugle et les enfants. Leur quotidien est également marqué par des actes de harcèlement et de vol, comme en témoigne Abdellah, un voisin : «la famille possédait trois moutons, qui ont été volés».

Quand la Justice Peine à Atteindre les Plus Fragiles

Malgré la connaissance des autorités locales, le chemin vers la justice s’avère semé d’embûches. La victime, en raison de son état mental, n’a pu porter plainte officiellement. Plus troublant encore, des allégations suggèrent que «certains de ceux impliqués dans son exploitation seraient liés à des membres du cercle familial de certains représentants locaux, compliquant le recours à la justice», selon la même source. La famille, accablée, a, semble-t-il, perdu espoir de voir la justice rendue, estimant qu’Aïcha «ne comprend pas l’ampleur des crimes subis, et son père ne peut la défendre».

L’Élan de Solidarité : Une Lueur dans l’Obscurité

La Mobilisation Citoyenne

Face à cette inertie institutionnelle, la communauté locale et des âmes charitables ont décidé de prendre les choses en main. «Nous, avec d’autres, essayons de sortir la famille de cet environnement. Aïcha ne peut pas continuer à vivre ici, où elle est régulièrement agressée et tombe enceinte, sans aucune protection», a souligné un voisin. Cette mobilisation citoyenne est un cri d’alarme contre l’indifférence et un appel à la dignité.

Vers un Nouveau Chapitre ?

La médiatisation de cette affaire a suscité un élan de générosité. Un bienfaiteur anonyme a acquis une maison pour la famille dans une localité voisine. Abdellah a confirmé que «la maison est modeste, mais elle offrira une bien meilleure situation que celle dans laquelle la famille vivait». Les travaux de rénovation sont en cours, promettant un nouveau départ, un havre de paix loin des souffrances passées. Cette initiative, bien que salvatrice, rappelle l’urgence d’une prise en charge globale et durable pour les personnes les plus vulnérables de notre société.


Pour plus de détails, visitez notre site.

Source: Lien externe

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *