Le Premier ministre britannique Keir Starmer au 10 Downing Street, Londres, le 16 janvier 2026, lors d'une période de tensions diplomatiques avec les États-Unis.
Politique

Londres hausse le ton : Keir Starmer défie Trump sur le Groenland et les menaces douanières

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Le Royaume-Uni rompt avec l’apaisement face à Donald Trump

Pendant près d’un an, la diplomatie britannique a navigué avec prudence face aux provocations de l’administration Trump. Le Premier ministre, Keir Starmer, avait scrupuleusement évité toute critique ouverte envers le président américain, réaffirmant sans cesse l’importance capitale de la « relation spéciale » unissant Londres et Washington, notamment en matière de défense et de renseignement. Pour le dirigeant travailliste, choisir entre l’Union européenne et les États-Unis aurait été une « erreur stratégique ».

Cependant, l’escalade des exigences de Donald Trump, culminant avec ses prétentions extravagantes sur le Groenland, semble avoir fait déborder le vase. Le Royaume-Uni, par la voix de son Premier ministre, ose enfin une résistance, du moins rhétorique, aux intimidations trumpiennes.

Groenland : la ligne rouge franchie par Washington

La réaction de Downing Street, ce samedi 17 janvier, fut d’une fermeté inhabituelle. Suite aux menaces américaines d’imposer des taxes supplémentaires à l’exportation pour tout pays s’opposant à son désir d’acquérir le Groenland, la réponse fut cinglante : « Imposer des droits de douane à des alliés qui défendent la sécurité collective des membres de l’OTAN est totalement inadmissible », a déclaré un porte-parole. Cette prise de position marque un tournant significatif.

La souveraineté du Groenland, un principe non négociable

Keir Starmer a lui-même souligné l’intransigeance de Londres sur la question : « Notre position sur le Groenland est très claire : il fait partie du Royaume du Danemark, et c’est aux Groenlandais et aux Danois de décider de son avenir. » Pour appuyer cette déclaration, Lisa Nandy, ministre de la Culture, a été dépêchée sur les plateaux de télévision dès dimanche, martelant que cette position « n’est pas négociable ».

Cette démonstration de force rhétorique britannique, bien que tardive, signale une nouvelle ère dans les relations transatlantiques, où la patience de Londres face aux caprices de Washington semble avoir atteint ses limites. Reste à voir si cette fermeté verbale se traduira par des actions concrètes et si elle suffira à dissuader l’ardeur du président américain.


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