Scène de liesse des joueurs sénégalais après leur victoire en finale de la CAN 2025 contre le Maroc.
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CAN 2025 : Le Sénégal Couronné, le Rêve Marocain S’évanouit au Bout du Suspense

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CAN 2025 : Le Sénégal Couronné, le Rêve Marocain S’évanouit au Bout du Suspense

Rabat, le 18 janvier 2026 – Le Stade Prince Moulay Abdellah a été le théâtre d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations 2025 d’une intensité rare, mais au dénouement cruel pour les hôtes. Après un demi-siècle d’attente, le Maroc espérait enfin soulever le trophée sur ses terres. Cependant, c’est le Sénégal, porté par un Pape Gueye héroïque, qui a brisé les cœurs marocains en s’imposant (1-0) après prolongation, laissant un goût amer après un penalty manqué par Brahim Diaz dans les ultimes instants du temps réglementaire.

Le Rêve Brisée des Lions de l’Atlas

L’histoire devait s’écrire en lettres d’or pour le football marocain. Un demi-siècle après son dernier sacre, le royaume chérifien rêvait de voir ses Lions de l’Atlas brandir la prestigieuse Coupe d’Afrique des Nations à domicile. Mais le destin, parfois capricieux, en a décidé autrement. Face à une équipe sénégalaise redoutable, les espoirs de tout un peuple se sont heurtés à un mur infranchissable, laissant derrière eux une profonde désillusion.

Un Scénario Cruel et Controversé

La tension était palpable, atteignant son paroxysme dans les dernières minutes du temps réglementaire. Alors que le score restait vierge, Brahim Diaz s’est vu offrir une occasion en or de changer le cours de l’histoire, mais son audacieuse tentative de Panenka sur penalty fut malheureusement trop lisible pour un Édouard Mendy impérial. Ce raté, lourd de conséquences, fut précédé d’une série d’événements houleux. Une décision arbitrale contestée, annulant un but sénégalais sur corner pour une faute jugée légère sur Achraf Hakimi, avait déjà mis le feu aux poudres. L’octroi du penalty au Maroc a ensuite provoqué la fureur des supporters sénégalais, allant jusqu’à une tentative d’envahissement du terrain, rapidement maîtrisée par les forces de l’ordre. Dans ce chaos, les Lions de la Teranga, un temps prêts à quitter la pelouse, sont revenus avec une détermination farouche. Après l’arrêt du penalty de Diaz, c’est Pape Gueye qui, en prolongation, a délivré les siens d’une frappe sublime, scellant le sort de cette finale épique.

La Maîtrise Sénégalaise Face à l’Ardeur Marocaine

Dès le coup d’envoi, l’enjeu a clairement pris le pas sur le jeu. Le sélectionneur Walid Regragui avait reconduit son onze type, fidèle à son schéma en 4-1-4-1, privilégiant un bloc bas et compact pour asphyxier les espaces. Cependant, les Sénégalais, plus entreprenants en début de rencontre, ont rapidement mis à l’épreuve la défense marocaine. Yassine Bounou, impérial, a dû s’employer pour repousser une tête dangereuse de Sadio Mané dès la 5ème minute, signe avant-coureur de la pression exercée par les Lions de la Teranga. La difficulté des Marocains à contenir les déplacements incessants de Mané entre les lignes et les pertes de balle évitables ont offert de précieuses opportunités aux hommes de Pap Thiaw.

Bataille Tactique et Occasions Manquées

Malgré une atmosphère électrique, portée par les 65 000 supporters du stade Prince Moulay Abdellah, les Lions de l’Atlas peinaient à trouver la faille. Si Ismaïl Saibari s’est distingué par son abattage défensif et sa capacité à initier des transitions rapides, ses coéquipiers, à l’image de Brahim Diaz, longtemps transparent, n’ont pas su concrétiser les rares occasions. Ayoub El Kaabi, notamment, a manqué de peu l’ouverture du score à bout portant, un symbole des difficultés offensives marocaines. La blessure de Neil El Aynaoui a également perturbé l’élan naissant des Marocains, alors qu’ils commençaient à peine à prendre la mesure de leurs adversaires. Le coaching audacieux de Pap Thiaw, avec l’entrée d’Ismaïla Sarr, a également pesé dans la balance.

L’Épilogue d’une Finale Électrique

Au final, la victoire du Sénégal, bien que scellée dans la douleur et la controverse, portait une forme de logique. Plus incisifs, plus constants dans l’effort, les Lions de la Teranga ont su capitaliser sur leurs moments forts et résister à la pression. Pour le Maroc, cette finale restera un souvenir doux-amer, celui d’un rêve de sacre à domicile qui s’est envolé, mais aussi la preuve d’une équipe capable de rivaliser avec les meilleures du continent. La quête d’une deuxième étoile africaine se poursuit, avec l’espoir de transformer cette déception en une force pour les défis futurs.


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