La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et les dirigeants du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ainsi que les présidents panaméen et bolivien, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, lors de la signature de l'accord UE-Mercosur à Asuncion, Paraguay, le 17 janvier 2026.
Économie

Accord UE-Mercosur : Le Rideau Tombe sur 26 Ans de Suspense Diplomatique

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L’Épilogue d’un Quart de Siècle : L’Accord UE-Mercosur Enfin Scellé

Après plus de vingt-six années de tractations acharnées, l’Union européenne et les nations fondatrices du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont finalement apposé leurs signatures sur un accord commercial historique. L’événement, teinté d’un mélange de soulagement et de scepticisme, s’est déroulé ce samedi 17 janvier 2026 à Asuncion, capitale du Paraguay, actuel détenteur de la présidence tournante du bloc sud-américain.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué ce moment comme une « écriture de l’histoire », soulignant l’importance géopolitique et économique de cette alliance. À ses côtés, une assemblée de dignitaires, dont le président panaméen José Raul Mulino, le président bolivien Rodrigo Paz, le président du Conseil européen Antonio Costa, le président paraguayen Santiago Pena, le président argentin Javier Milei, le président uruguayen Yamandu Orsi, et le ministre brésilien des Affaires étrangères Mauro Vieira, témoignait de la portée internationale de l’accord.

Les Coulisses d’un Suspense Diplomatique : Entre Obstacles et Persévérance

Cette signature, tant attendue, aurait pu avoir lieu bien plus tôt. La veille de l’officialisation, Ursula von der Leyen avait fait escale à Rio de Janeiro pour y rencontrer le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, dont l’engagement a été déterminant pour relancer les négociations. Un geste de remerciement qui n’était pas fortuit : l’accord devait initialement être paraphé le 20 décembre 2025 à Foz do Iguaçu, sous la présidence brésilienne du Mercosur. Cependant, un coup de théâtre de dernière minute avait contraint Bruxelles à annuler la cérémonie.

Le Poids des Dissensions Européennes

L’ombre d’un désaccord planait encore sur le traité. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, avait exigé une ultime concession, menaçant de retirer le soutien de Rome. Sans l’Italie, l’exécutif communautaire se retrouvait privé de la majorité qualifiée indispensable à l’engagement de l’UE. La France, la Hongrie, la Pologne, l’Autriche et l’Irlande avaient déjà exprimé leurs réserves, voire leur opposition, rendant la situation critique. C’est donc au prix d’intenses tractations et d’un dénouement in extremis que cet accord a pu voir le jour, marquant la fin d’un quart de siècle de montagnes russes diplomatiques.

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