Illustration d'un bras de fer juridique entre la MDJS et les opérateurs télécoms concernant les sites de paris illégaux au Maroc.
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Paris illégaux : La MDJS face à la riposte des géants des télécoms en appel

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La Guerre des Paris Illégaux : Les Opérateurs Télécoms Contre-Attaquent la MDJS

Le paysage juridique des jeux en ligne au Maroc est en pleine effervescence. À peine la Marocaine des Jeux et des Sports (MDJS) avait-elle obtenu une ordonnance de référé pour bloquer des plateformes de paris illégaux, que les principaux opérateurs de télécommunications, Maroc Telecom et Orange Maroc, ont décidé de porter l’affaire devant la cour d’appel de commerce de Casablanca. Ce recours marque une escalade significative dans un dossier déjà complexe, où les enjeux financiers et réglementaires sont colossaux.

Un Défi Juridique aux Conséquences Multiples

L’ordonnance initiale, rendue le 12 janvier, visait à contraindre les fournisseurs d’accès internet à bloquer l’accès aux sites de paris non autorisés. Cependant, les opérateurs mis en cause contestent fermement cette décision. Leur argumentaire repose sur deux piliers majeurs : la remise en question de leur statut de « fournisseurs d’accès » dans ce contexte spécifique, et la contestation de la portée des obligations techniques qui leur sont imposées. Sous la menace d’astreintes journalières, ils cherchent à faire annuler une décision qu’ils estiment disproportionnée ou mal ciblée.

Les Enjeux d’une Bataille Judiciaire Cruciale

Cette confrontation judiciaire dépasse le simple cadre d’une injonction de blocage. Elle soulève des questions fondamentales sur la régulation du cyberespace, la responsabilité des intermédiaires techniques et la capacité des autorités nationales à faire appliquer la loi face à des plateformes souvent hébergées à l’étranger. Pour la MDJS, il s’agit de protéger son monopole légal et de lutter contre une concurrence déloyale qui sape ses revenus et expose les parieurs à des risques non encadrés. Pour les opérateurs, c’est une question de définition de leurs responsabilités et de la faisabilité technique et économique des mesures exigées.

L’issue de cet appel sera scrutée avec attention, car elle pourrait créer un précédent important pour la régulation numérique au Maroc et redéfinir les contours de la lutte contre les activités illégales en ligne. L’affaire est suivie de près par l’ensemble des acteurs du secteur, des régulateurs aux consommateurs, en passant par les plateformes numériques.

Par Abdelali El Hourri, le 16 janvier 2026.


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