Une Alliance Stratégique Émerge en Marge de la CAN
En marge de l’effervescence de la Coupe d’Afrique des Nations, une rencontre d’une portée stratégique majeure s’est déroulée à Rabat le vendredi 16 novembre 2026, scellant la volonté du Maroc et de la République Démocratique du Congo (RDC) de propulser leur coopération économique vers des sommets inédits. Initié par le Think Tank RDC Stratégie, avec l’appui résolu de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et de l’Association Marocaine des Exportateurs (Asmex), ce forum de haut niveau a jeté les bases de partenariats durables, ancrés dans la complémentarité intrinsèque des deux géants économiques africains.
Cette intensification des liens entre Kinshasa et Rabat s’inscrit pleinement dans la Vision Royale du Maroc, prônant une coopération Sud-Sud solidaire et dynamique, un appel qui résonne avec la politique d’ouverture et de diversification des partenariats menée par la RDC. L’ambition est claire : transcender les déclarations d’intention pour concrétiser des projets économiques tangibles, générateurs de bénéfices mutuels.
La Vision d’une Afrique Intégrée et Résiliente
Le Plaidoyer pour le Commerce Intra-Africain
Bodom Matungulu, président du Think Tank RDC Stratégie et expert en prospective stratégique, a souligné avec force l’impératif pour les nations africaines de privilégier les partenariats intra-continentaux. Il a rappelé que, malgré un potentiel colossal, le commerce entre pays africains reste étonnamment marginal, ne capturant qu’une fraction limitée du commerce mondial. Une réalité qui freine l’émergence d’un continent pleinement autonome et prospère.
Selon M. Matungulu, cette dynamique de collaboration est la clé de voûte pour permettre à l’Afrique non seulement de combler son retard structurel, mais surtout de s’ériger en acteur incontournable de la Quatrième Révolution Industrielle et de la transition énergétique mondiale. Le moment est propice, a-t-il insisté, pour que les pays africains repensent leurs stratégies de développement dans une logique de coopération renforcée et d’intégration régionale.
Complémentarité Économique : Un Levier Puissant
L’analyse de Bodom Matungulu a mis en exergue la complémentarité structurelle entre les économies marocaine et congolaise, la qualifiant de levier déterminant pour l’édification de chaînes de valeur africaines véritablement intégrées. La RDC, avec ses réserves stratégiques de cobalt, détient une position pivot dans la chaîne de production des batteries électriques, un marché en pleine expansion à l’échelle planétaire.
Le Maroc, quant à lui, s’affirme comme un leader mondial dans l’industrie du phosphate et des engrais, des intrants cruciaux pour la sécurité alimentaire du continent. La vision stratégique défendue par les deux nations repose sur une transformation locale des ressources, marquant une rupture avec le modèle extractif traditionnel. Cette convergence d’intérêts permettrait au Maroc de sécuriser son approvisionnement en matières premières critiques pour ses ambitions industrielles, tandis que la RDC bénéficierait de l’expertise marocaine en matière de transformation industrielle et de structuration des filières.
Les Piliers d’une Coopération Fructueuse
Secteurs Clés et Investissements Durables
Au-delà des matières premières, les secteurs du tourisme, des infrastructures et des investissements durables sont identifiés comme des vecteurs privilégiés pour concrétiser cette coopération économique. Des projets concrets dans ces domaines sont envisagés pour catalyser la croissance et le développement partagés.
Le Capital Humain au Cœur de la Stratégie
Mais au-delà des échanges commerciaux et des investissements en capital, Bodom Matungulu a insisté sur le rôle central du capital humain, le présentant comme le premier levier de cette coopération bilatérale. Le renforcement des compétences, particulièrement chez la jeunesse congolaise et marocaine, est perçu comme le socle indispensable à la pérennité de ces partenariats stratégiques.
L’investissement dans la formation et l’expertise est ainsi érigé en condition sine qua non pour former une nouvelle génération de décideurs, d’ingénieurs et de techniciens, capables de piloter les infrastructures et les industries de transformation qui découleront de cette dynamique de coopération renforcée. L’axe Kinshasa-Rabat se positionne ainsi comme un modèle de coopération pragmatique, au service de l’intégration régionale africaine et de l’affirmation de la souveraineté économique du continent sur la scène internationale.
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