Au cœur de l’Iran, un silence assourdissant masque une réalité terrifiante. Tandis que les rues de Téhéran affichent une façade de calme, les voix qui parviennent à l’extérieur murmurent une angoisse profonde : « Tout le monde nous a abandonnés. » Ce cri du cœur résonne comme un avertissement alors qu’un rideau de terreur semble s’abattre sur la nation, menaçant d’un isolement encore plus total.
L’Écho de la Répression : La Peur Invisible
Les messages vocaux, rares et fragmentés, qui s’échappent de la capitale iranienne sont des témoignages glaçants. Un journaliste téhéranais confie, entre les lignes d’un « Ça va… Les rues sont calmes… Rien à signaler », l’ampleur du traumatisme. Ce calme apparent n’est pas celui de la paix, mais celui d’une répression implacable qui a étouffé les manifestations. Chaque mot, chaque geste est désormais sous surveillance, transformant la communication en un acte de bravoure teinté de paranoïa.
Des Bouteilles à la Mer dans un Océan de Désespoir
Bien que l’accès à Internet demeure largement coupé, le rétablissement sporadique des appels internationaux depuis mercredi offre une mince lueur d’espoir, transformant chaque connexion en une bouteille jetée à la mer. Les voix, souvent hachées et brèves, portent des supplications déchirantes : « On tient le coup… Vous m’entendez ? Ne vous inquiétez pas », ou encore ce cri poignant : « Je ne bouge plus de la maison… Mais qu’est-ce qu’ils attendent à l’étranger pour nous aider ? » Ces appels sont le reflet d’une population qui se sent abandonnée, luttant pour sa survie face à un régime déterminé à agir à huis clos.
Le Revers Américain : Une Trahison Perçue
La sidération et l’incompréhension ont atteint leur paroxysme ce jeudi 15 janvier au matin, suite au volte-face du président américain Donald Trump. Après avoir promis une « aide en route », ses déclarations récentes, assurant que les « tueries ont pris fin » tout en laissant planer la menace d’une intervention, ont semé le trouble et le désarroi. Pour de nombreux Iraniens, cette ambivalence est perçue comme un lâchage, un retrait au moment où le soutien international est le plus crucial. « Trump, ce n’est pas le moment de nous lâcher ! » s’écrie un citoyen, résumant l’amère déception.
Alors que le régime iranien resserre son étau, la communauté internationale est appelée à regarder au-delà des apparences et à entendre les appels désespérés qui percent le rideau de fer. L’avenir de millions d’Iraniens dépend de la capacité du monde à ne pas les abandonner à leur sort.
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