Nuit Magique à Rabat : Bounou Héroïque, les Lions en Finale après un Thriller face au Nigeria
– Édition Spéciale
Ce n’était pas un simple match de football, c’était une épreuve de nerfs qui a duré 120 minutes avant de basculer dans l’histoire. Le Maroc a brisé la malédiction et validé son billet pour la finale de la CAN 2025, en venant à bout d’une équipe du Nigeria ultra-défensive aux tirs au but (4-2), après un score nul et vierge (0-0) qui ne reflète absolument pas la physionomie de la rencontre.
Yassine Bounou, véritable muraille, a encore une fois prouvé qu’il était l’homme des grands rendez-vous, sortant deux penalties décisifs pour offrir à Youssef En-Nesyri l’opportunité de sceller le destin des Lions.
1. L’Illusion de la Possession et la Réalité des Chiffres
À première vue, les statistiques de possession (51% pour le Nigeria contre 49% pour le Maroc) pourraient laisser croire à un match équilibré. C’est un leurre. La réalité tactique est tout autre : le Nigeria a eu le ballon dans des zones inoffensives, tandis que le Maroc a créé le danger.
Les chiffres offensifs sont sans appel et racontent l’histoire d’une attaque-défense :
Tirs : 16 pour le Maroc contre seulement 2 pour le Nigeria en 120 minutes !
Cadrés : 5 tirs cadrés marocains contre 1 seul nigérian.
Corners : 5 pour les Lions, 1 pour les Super Eagles.
Le Maroc a dominé, poussé, et harcelé, mais s’est heurté à un bloc bas nigérian venu à Rabat avec une seule intention : ne pas jouer et espérer un miracle ou les tirs au but.
2. L’Analyse Tactique : Le « Bus » Nigérian et le Mur Nwabali
Pourquoi le match a-t-il fini à 0-0 ? Deux raisons majeures expliquent ce score vierge malgré la furia marocaine :
Le plan de jeu nigérian : José Peseiro (ou le coach en place) a opté pour un bloc bas compact, tuant les espaces pour Hakimi et les ailiers marocains. Avec seulement 2 tirs en deux heures, leur ambition offensive était inexistante.
Le facteur Stanley Nwabali : Le gardien nigérian a sorti le match de sa vie durant le temps réglementaire (5 arrêts décisifs), frustrant les tentatives d’Ez Abde et les têtes d’El Kaabi. C’est lui qui a traîné son équipe jusqu’aux tirs au but.
3. Le Tournant : Les Tirs au But et la « Loi de Bounou »
Quand l’arbitre a sifflé la fin des prolongations, l’angoisse a saisi le Complexe Moulay Abdellah. Mais le Maroc avait un atout psychologique majeur : Yassine Bounou.
La séance de tirs au but a été un véritable scénario de film :
Le début sous tension : Paul Onuachu marque pour le Nigeria, Neil El Aynaoui répond avec sang-froid (1-1).
Le premier éclair de génie : Samuel Chukwueze s’élance, mais Bounou lit la trajectoire et repousse ! Le stade exulte.
La frayeur : Hamza Igmane a la balle de break, mais manque sa tentative. Tout est à refaire.
Le coup de grâce : Après des réussites de part et d’autre (Dele-Bashiru et Ben Seghir), Bruno Onyemaechi se présente. Bounou, impérial, plonge et sort son deuxième penalty !
La délivrance : Hakimi assure, et c’est finalement Youssef En-Nesyri qui, d’une frappe rageuse, envoie le Maroc en finale (4-2).
4. Les Réactions : « On a souffert, mais on l’a fait »
En zone mixte, la fatigue se mêlait à l’euphorie. Walid Regragui a tenu à saluer la discipline de ses joueurs face à un adversaire venu pour défendre : « Quand tu as un gardien comme Bounou, tu sais que tu as toujours une chance. C’est le meilleur au monde dans cet exercice. Le Nigeria a fermé le jeu, c’était difficile tactiquement, mais les joueurs n’ont rien lâché. »
De son côté, Yassine Bounou, fidèle à sa modestie, a partagé le mérite : « Je me sens en sécurité avec cette défense. Hakimi, Aguerd, Mazraoui… ils font un travail monstre. Mon rôle est d’être là quand ils ont besoin de moi. »
5. Conclusion : Rendez-vous avec l’Histoire
Le Maroc n’a pas volé sa victoire. Avec 16 tentatives contre 2, la logique sportive a finalement été respectée, même s’il a fallu passer par l’épreuve cruelle des tirs au but.
Les Lions de l’Atlas sont désormais à 90 minutes d’un sacre qui fuit le Royaume depuis 1976. La finale face au Sénégal promet d’être un choc de titans entre les deux meilleures équipes du continent. Mais après une telle soirée, tout le peuple marocain se dit : cette année est la bonne.








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