Iran : Le Régime Revendique le Contrôle Total Malgré une Répression Brutale
Alors que la République islamique d’Iran s’efforce de projeter une image de stabilité retrouvée, les faits sur le terrain et les réactions internationales dessinent un tableau bien plus complexe et alarmant. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a affirmé sur Fox News que « le calme règne » et que le régime a « le contrôle total » de la situation. Une déclaration qui contraste violemment avec les rapports des organisations de défense des droits humains et les témoignages qui filtrent du pays.
La Réalité Amère des Rues Iraniennes
Les autorités iraniennes ont durci le ton, le ministre de la Justice, Amin Hossein Rahimi, déclarant que « tout individu présent dans les rues depuis le 8 janvier est sans aucun doute considéré comme un criminel ». Cette menace directe pèse lourdement sur les manifestants qui, depuis le 28 décembre, bravent la répression. L’ONG Iran Human Rights déplore un bilan tragique d’au moins 3 428 manifestants tués, soulignant l’ampleur du bain de sang.
Malgré les images de rassemblements pro-régime à Téhéran, rendant hommage aux agents de sécurité tombés, la contestation persiste, comme en témoignent les manifestations de soutien à la diaspora, telle celle de Washington le 14 janvier 2026.
Réactions Internationales et Incertitudes Géopolitiques
La Position Ambiguë de Washington
Le président américain, Donald Trump, tout en proférant des menaces à l’encontre du régime iranien, est resté évasif quant à l’avenir politique du pays. Lors d’une interview à Reuters, il a exprimé des doutes sur la capacité de Reza Pahlavi, prince héritier de la dernière dynastie royale, à fédérer un soutien suffisant pour incarner une alternative crédible à la République islamique. « Il a l’air très gentil, mais je ne sais pas comment ça se passerait dans son propre pays. Et on n’en est pas vraiment là », a-t-il déclaré, ajoutant n’avoir eu aucun contact avec M. Pahlavi.
Par ailleurs, l’exécution d’Erfan Soltani, un manifestant de 26 ans, a été reportée, une nouvelle accueillie avec un soulagement prudent par l’organisation Hengaw. Abbas Araghtchi a également démenti tout projet de pendaison imminent, une affirmation que Donald Trump a dit avoir confirmée par une « source fiable ».
Un Contexte Régional et Mondial Tendu
L’escalade des tensions a des répercussions concrètes. L’Inde a recommandé à ses quelque 10 000 ressortissants de quitter l’Iran « par tous les moyens de transport possibles ». Sur le plan aérien, le groupe Lufthansa a annoncé contourner les espaces aériens iranien et irakien « jusqu’à nouvel ordre », reflétant l’inquiétude grandissante des acteurs internationaux.
Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira ce jeudi à la demande des États-Unis pour un « briefing sur la situation en Iran », marquant la reconnaissance de la gravité de la crise sur la scène mondiale.
L’Économie sous Influence des Déclarations Politiques
Les marchés financiers ont réagi aux déclarations de Donald Trump. Les prix du pétrole ont chuté de plus de 3 % après que le président américain a assuré que les « tueries » en Iran « ont pris fin » et a temporisé sur une éventuelle intervention militaire. Le baril de WTI nord-américain et celui de Brent de la mer du Nord ont vu leurs cours baisser significativement, après avoir bondi ces derniers jours en raison de la montée des tensions.
La situation en Iran demeure volatile, prise entre la rhétorique de contrôle du régime et la réalité d’une contestation populaire violemment réprimée, le tout sous le regard attentif et souvent hésitant de la communauté internationale.
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