Iran : L’Écho Glaçant d’une Répression Inédite
Le 10 janvier 2026 restera gravé dans la mémoire de Kiarash comme une nuit d’horreur et de confusion. De retour en Europe, il livre un témoignage poignant sur l’ampleur sans précédent de la répression qui s’est abattue sur l’Iran, alors que le pays est plongé dans un black-out numérique depuis le 8 janvier. Son récit, empreint de la brutalité des événements, met en lumière la face cachée d’une contestation étouffée dans le sang.
Un Témoignage Choc : La Place Kadj, Théâtre d’une Violence Aveugle
Kiarash, dont l’identité est protégée pour sa sécurité, n’a trouvé le repos que par intermittence depuis ce funeste samedi. Les images et les sons de la place Kadj, au nord-ouest de Téhéran, le hantent encore. Au milieu des cris « Mort à Khamenei », l’impensable s’est produit. « J’ai vu passer une femme en tchador. Puis j’ai entendu : “Toc. Toc.” Un homme est tombé par terre à côté de moi. La femme en tchador a avancé. J’ai vu son pistolet avec un silencieux. Toc. Toc. Une balle dans la tête. Une balle dans les jambes. Un deuxième corps est tombé, puis un troisième. J’ai crié : “Rattrapez-la ! Elle tire sur les gens !” Je ne sais pas si c’était vraiment une femme ou un homme déguisé sous le tchador. Elle est partie en courant, et je l’ai perdue de vue dans la foule. » Cette scène d’une violence inouïe, perpétrée avec une froide détermination, illustre la dérive autoritaire du régime.
Le Bilan Tragique d’une Vague de Contestation
Les informations, fragmentées par la coupure d’Internet, peinent à émerger, mais le tableau est déjà sombre. Selon la Human Rights Activists News Agency, une organisation basée aux États-Unis, le bilan provisoire des manifestations s’élève à au moins 2 571 morts, incluant une centaine de membres des forces de l’ordre. Ce chiffre dépasse de loin toutes les vagues de contestation précédentes en Iran et est, de l’avis des experts, largement sous-estimé. Les hangars du centre médico-légal de Kahrizak, à Téhéran, décrits par des témoins comme étant remplis de « deux ou trois couches de corps entassés les uns sur les autres », témoignent de l’ampleur de la tragédie humaine qui se déroule loin des regards du monde.
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