Marine Le Pen à la sortie du tribunal de Paris lors de son procès en appel pour l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National.
Politique

Affaire des assistants parlementaires : Marine Le Pen opère un virage stratégique en appel

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Marine Le Pen : Un Changement de Cap Stratégique au Procès en Appel

Le 13 janvier 2026, au tribunal de Paris, la députée du Pas-de-Calais et figure emblématique du Rassemblement national, Marine Le Pen, a marqué le premier jour de son procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national par un infléchissement notable de sa ligne de défense. Accompagnée de ses onze coprévenus, elle a choisi une approche radicalement différente de celle adoptée en première instance, signalant une évolution potentielle dans la gestion de ce dossier sensible.

Le Revers de la Première Instance : Une Condamnation Lourde

Jusqu’à présent, la stratégie de défense reposait sur une contestation ferme de la légitimité de la cour, invoquant le principe de séparation des pouvoirs. Marine Le Pen et ses avocats niaient toute infraction, affirmant que les assistants effectuaient un « travail politique » légitime pour leurs députés, que ce soit à Paris ou à Strasbourg, et que le Parlement européen n’avait pas autorité pour en juger. Cette ligne de défense n’avait cependant pas convaincu les juges. Le 31 mars 2025, la première instance avait conclu que Marine Le Pen, ainsi que la majorité de ses coprévenus, avait effectivement détourné des fonds publics européens. L’enquête avait révélé que des assistants parlementaires étaient en réalité affectés à d’autres tâches que celles relevant de leurs fonctions européennes. Cette condamnation avait entraîné pour Mme Le Pen une peine de prison ferme et une inéligibilité de cinq ans, avec exécution provisoire, une décision qui avait fait couler beaucoup d’encre et suscité un éditorial retentissant sur « l’application des lois votées ».

Une Nouvelle Stratégie : L’Admission Conditionnelle d’un « Délit »

Face à ce précédent judiciaire, Marine Le Pen a choisi de revoir sa copie. Devant la cour d’appel, elle a déclaré : « Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis –, je veux bien l’entendre. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions pas le sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsque en 2004, 2009, puis en 2014, nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants. »

Cette déclaration marque un tournant. L’avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve, n’a pas manqué de le souligner après l’audience : « C’est déjà reconnaître qu’il y a eu un délit. » L’ancienne présidente du Front national semble désormais adopter une posture qui, sans admettre explicitement sa culpabilité, ouvre la porte à la reconnaissance d’une infraction tout en plaidant l’absence d’intention délictueuse au moment des faits. Cette approche vise probablement à moduler la perception de sa responsabilité et à influencer la décision de la cour d’appel.

La suite de cet article, détaillant les implications de cette nouvelle stratégie et les développements du procès, est exclusivement réservée à nos abonnés.


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