Aziz Akhannouch : Un départ inattendu qui redéfinit le paysage politique
À quelques mois seulement des élections législatives cruciales, la scène politique marocaine est secouée par une annonce majeure : Aziz Akhannouch, figure emblématique et actuel Chef du gouvernement, a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête du Rassemblement National des Indépendants (RNI). Une décision qualifiée de « personnelle et mûrement réfléchie », qui ouvre une période d’incertitude et de vives spéculations quant à l’avenir du parti et, par extension, à la configuration du prochain gouvernement.
Les raisons d’un retrait stratégique
C’est lors d’un échange empreint d’émotion avec la presse, à l’issue d’une réunion intense du bureau politique du RNI, que Aziz Akhannouch a révélé sa volonté de passer le flambeau. « Nous avons convenu, dans le cadre du bureau politique, de programmer un congrès extraordinaire début février pour renouveler nos instances. Et j’ai demandé à ajouter un point, celui de l’élection du président », a-t-il déclaré, introduisant avec une subtilité calculée son départ.
Le président sortant a articulé son choix autour de plusieurs arguments clés. D’abord, le respect des statuts du parti qui limitent la présidence à deux mandats, une règle qu’il refuse de contourner, insistant sur le fait que la direction du parti « n’est pas un héritage ». Ensuite, une considération éthique primordiale à l’approche des législatives : « Je ne peux pas me présenter aux élections ou guider le parti dans ces échéances alors que je sais que je veux et que je vais partir. Ce serait mentir aux citoyens. » Il préfère ainsi que le RNI aborde ces échéances avec un nouveau leader pleinement engagé.
Akhannouch a également exprimé un « sentiment du devoir accompli », soulignant la transformation structurelle et la dynamisation du RNI sous sa direction. Le parti, qu’il a repris après un revers électoral en 2016 (4e place), est parvenu à se hisser au premier rang lors du scrutin de 2021, un exploit qu’il considère comme le fruit d’un travail de fond sur les instances et la vision du parti. « Le RNI va bien, il est en excellente santé et a atteint une phase de maturité…, c’est le meilleur moment pour passer le flambeau », a-t-il affirmé, serein.
La course à la succession est lancée : Un mois pour trouver le nouveau leader
Cette annonce, bien que personnelle, a l’effet d’une onde de choc et rebat les cartes politiques. Elle pose la question de la fragilisation potentielle du RNI à l’approche des élections. Cependant, Aziz Akhannouch se montre confiant dans la solidité de l’édifice qu’il a bâti.
Le calendrier serré des prochaines échéances
Le RNI se trouve désormais face à un défi de taille : élire un nouveau président en un temps record. Le communiqué du bureau politique détaille un calendrier précis :
- Un congrès extraordinaire est programmé le 7 février 2026, à 16h, au Centre des expositions d’El Jadida.
- Les candidatures à la présidence seront ouvertes du 12 au 21 janvier 2026, jusqu’à 12h30.
Aziz Akhannouch, quant à lui, continuera d’assumer ses fonctions de Chef du gouvernement jusqu’à la fin de son mandat, avec le soutien réaffirmé de son parti. Les priorités gouvernementales restent inchangées, et le RNI s’engage à appuyer l’exécutif dans la réalisation de ses engagements.
Qui pour prendre la relève ?
La question qui brûle désormais toutes les lèvres est celle de l’identité du futur leader. Le nouveau président aura la lourde responsabilité de maintenir le RNI à la première place, un objectif ambitieux fixé par Akhannouch. Les statuts du parti précisent que tout candidat doit avoir « justifié d’au moins un mandat accompli au sein du Conseil national ». Les prochains jours seront décisifs, alors que les regards se tournent vers les figures potentielles capables de relever ce défi.
Le départ d’Aziz Akhannouch marque la fin d’une ère pour le RNI, une ère de redressement et d’ascension fulgurante. Le parti saura-t-il consolider ses acquis et trouver le leadership adéquat pour les batailles futures ? L’avenir politique du Maroc attend sa réponse.
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